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Portugal : les électeurs appelés aux urnes pour le second tour de la présidentielle

Les candidats à la présidence António José Seguro, du parti socialiste de centre-gauche, à droite, et André Ventura, du parti populiste Chega, se serrent la main.
Les candidats à la présidence António José Seguro, du parti socialiste de centre-gauche, à droite, et André Ventura, du parti populiste Chega, se serrent la main. Tous droits réservés  AP Photo/Armando Franca
Tous droits réservés AP Photo/Armando Franca
Par Manuel Ribeiro
Publié le
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Le candidat socialiste de centre-gauche António José Seguro est le favori pour battre le populiste de droite radicale André Ventura au second tour des élections présidentielles portugaises dimanche, lors d'un scrutin historique mais assombri par les violentes tempêtes qui ont frappé le pays.

Les derniers sondages indiquent qu'António José Seguro devrait obtenir deux fois plus de voix qu'André Ventura dans un face-à-face entre les deux principaux candidats.

Au premier tour des élections, Seguro a obtenu 31,1 % des voix et Ventura 23,52 %. Aucun des deux candidats n'ayant obtenu plus de 50 % des voix nécessaires pour l'emporter, un second tour a été nécessaire pour élire le président de la République.

Le changement politique au Portugal est déjà en marche

André Ventura et son jeune parti, Chega, sont en train de devenir une force significative dans la politique portugaise, dans un contexte de large évolution vers une droite radicale, très proche de l'extrême droite, en Europe.

Le candidat à la présidence André Ventura, du parti populiste Chega, arrive pour un débat télévisé
Le candidat à la présidence André Ventura, du parti populiste Chega, arrive pour un débat télévisé AP Photo/Armando Franca

Bien qu'il ait fondé son parti il y a moins de sept ans, l'augmentation du soutien public à Chega en a fait la deuxième force politique au Parlement portugais lors des élections générales du 18 mai dernier.

Ainsi, pour André Ventura, atteindre le second tour d'une élection présidentielle n'est pas seulement une étape historique, mais aussi un baromètre de ce qui pourrait se passer lors des prochaines élections législatives.

Quant à António José Seguro, politicien socialiste vétéran, il se présente comme le candidat modéré pour la stabilité des institutions démocratiques, promettant de coopérer avec l'actuel gouvernement minoritaire de centre-droit, face à la posture anti-establishment et anti-immigrés d'André Ventura.

Le candidat à la présidence António José Seguro, du parti socialiste de centre-gauche, salue la foule
Le candidat à la présidence António José Seguro, du parti socialiste de centre-gauche, salue la foule AP Photo/Ana Brigida

Le président a le pouvoir de la "bombe atomique" parlementaire

Au Portugal, le président est une figure largement symbolique, sans pouvoir exécutif. Traditionnellement, le chef de l'État se situe au-dessus de la mêlée politique, jouant un rôle de médiateur dans les conflits et apaisant les tensions.

Cependant, le président est une voix influente et dispose d'outils puissants, comme le droit de veto sur les lois votées par le Parlement, bien que ce veto puisse être annulé.

Le chef de l'État possède également ce que l'on appelle, dans le jargon politique portugais, une "bombe atomique" : le pouvoir de dissoudre le Parlement et de convoquer des élections anticipées.

En mai, le Portugal a organisé ses troisièmes élections générales en trois ans, dans la pire période d'instabilité politique qu'ait connue le pays depuis des décennies, et le redressement du pays est l'un des principaux défis que devra relever le prochain président élu.

En mars, le vainqueur remplacera le président de centre-droit Marcelo Rebelo de Sousa, qui a effectué deux mandats de cinq ans.

Sources additionnelles • AP

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