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L'aéroport de Kaboul quasi inaccessible aux Afghans, selon le patron de l'Otan

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Par Stephane Hamalian  & Euronews avec AFP
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Des personnes embarquent à bord d'un A400M de l'armée espagnole, à Kaboul, Afghanistan, le 18 août 2021
Des personnes embarquent à bord d'un A400M de l'armée espagnole, à Kaboul, Afghanistan, le 18 août 2021   -   Tous droits réservés  AP/AP
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Les pays de l'Otan ont mobilisé suffisamment d'avions pour leurs opérations d'évacuation en Afghanistan, mais les personnes voulant être évacuées ont les plus grandes difficultés à rejoindre l'aéroport de Kaboul, s'est alarmé vendredi le chef de l'Alliance atlantique, Jens Stoltenberg.

Les 30 Etats membres de l'Otan ont appelé vendredi les talibans à permettre aux personnes voulant être évacuées de quitter l'Afghanistan et réclamé que les pays de l'Alliance restent en "étroite collaboration" sur ces opérations.

"Nous appelons ceux qui sont en position d'autorité en Afghanistan à respecter et faciliter leur départ en toute sécurité, notamment via l'aéroport international" de Kaboul, ont-ils indiqué dans une déclaration commune après une réunion en visioconférence des ministres des Affaires étrangères de l'Alliance.

Depuis la prise de pouvoir des talibans en Afghanistan, les Etats-Unis et leurs alliés au sein de l'Otan évacuent leurs ressortissants, mais aussi des Afghans ayant travaillé avec eux et leurs familles, qui craignent des représailles.

"Le plus gros défi est de mettre ces personnes dans les avions. Le facteur restreignant n'est pas le manque d'avions, c'est la capacité de ces gens à rejoindre l'aéroport", a expliqué devant la presse le secrétaire général de l'Otan, Jens Stoltenberg.

"Nous avons davantage d'avions (disponibles pour les évacuations) que de passagers (prêts à embarquer), car c'est un défi de plus en plus épineux de permettre à ces personnes d'arriver jusque dans l'aéroport", a-t-il insisté.

Si des milliers de personnes ont déjà pu être évacuées, les talibans sont désormais accusés de traquer pour les arrêter des Afghans ayant travaillé pour l'Otan, et de restreindre l'accès à l'aéroport.

Un agent de police afghan, formé et réfugié en Italie, témoigne :

"Dans la nuit, les talibans sont arrivés à Kaboul et le lendemain, à 8h du matin, un groupe armé est venu chez moi pour me chercher, ils montraient ma photo aux voisins, parce que j'étais officier de police et que je travaillais au ministère de l'Intérieur".

Biden dit ne pas pouvoir garantir "l'issue finale" de l'opération d'évacuation à Kaboul

"Cette mission d'évacuation est dangereuse. Elle implique des risques pour nos forces armées et est menée dans des conditions difficiles", a déclaré le président américain lors d'un discours à la Maison Blanche.

"Je ne peux pas promettre ce qu'en sera l'issue finale"', a-t-il reconnu, entouré par sa vice-présidente Kamala Harris, son chef de la diplomatie Antony Blinken, le chef du Pentagone Lloyd Austin, et son haut conseiller à la sécurité Jake Sullivan. "Mais en tant que commandant en chef, je peux vous assurer que je mobiliserai tous les moyens possibles", a-t-il promis.

Seuls les Etats-Unis sont "capables" de mener une telle opération, parmi les "plus difficiles de l'histoire", "à l'autre bout du monde avec une telle précision", a affirmé le président américain.

Il a dit que les Etats-Unis avaient évacué 13 000 personnes d'Afghanistan depuis le 14 août, et 18 000 depuis juillet, avec des milliers en plus évacués sur des vols privés "mis en oeuvre par le gouvernement américain".

Le président a assuré que son pays était engagé à évacuer tous les Afghans ayant aidé les Etats-Unis dans leurs opérations en Afghanistan pendant la guerre.

Joe Biden est sous le feu des critiques face aux scènes d'évacuations chaotiques à Kaboul et aux récits de candidats au départ afghans empêchés de parvenir jusqu'à l'aéroport par les contrôles des talibans.

Nous "sommes en contact permanent avec les talibans, et nous oeuvrons pour nous assurer que les civils aient un accès sûr à l'aéroport", a affirmé le président américain.

Il a également assuré que ce retrait chaotique n'affectait pas la crédibilité des Etats-Unis sur la scène internationale. Nos alliés dans le monde "ne remettent pas en question notre crédibilité", a assuré le président américain. "J'ai parlé à nos alliés de l'Otan", a-t-il ajouté. "En fait c'est le contraire"..