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Afghanistan : course contre la montre pour évacuer avant le 31 août

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Par Louise Brosolo avec AFP et Reuters
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Afghanistan : course contre la montre pour évacuer avant le 31 août
Tous droits réservés  Jose Luis Magana/Copyright 2021 The Associated Press. All rights reserved.
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Après la confirmation mardi par le président américain Joe Biden du retrait définitif d'Afghanistan au 31 août et donc de la fin des évacuations la semaine prochaine, l'angoisse monte chez des milliers d'Afghans prêts à tout pour fuir leur pays.

Les évacuations s'accélèrent à l'aéroport de Kaboul, sécurisé par près de 6 000 soldats américains qui contribuent aux évacuations organisées par les Etats-Unis et assurent la sécurité de l'aéroport de Kaboul pour permettre à d'autres pays de mener leurs propres opérations.

"Nous travaillons dur pour évacuer cette population, afin d'alléger la pression là-bas et continuer de déplacer ces personnes...vers leur nouvelle vie." explique John Kirby, porte-parole du Pentagon. "Nous voulons que tout le monde soit sain et sauf, en sécurité, à l'aise et bien traité pendant ce processus."

Au cas par cas

Massés devant l'aéroport de la capitale dont les abords sont surveillés par des combattants taliban, de nombreux afghans, parfois des familles entières, campent depuis des jours dans une atmosphère tendue.

"Il y a toute une série de cas", affirme Dominic Raab, le ministre britannique des Affaires étrangères. "Tous les britanniques, qui ont leurs papiers en règles, et qui représentent la majeure partie, presque tous ceux là ont été rapatriés. Ce qui reste, ce sont des cas assez complexes, de grandes familles où l'un peut avoir un permis de séjour ou être un ressortissant britannique, mais pas les autres. Nous avons donc une grande équipe sur le terrain à Kaboul et au ministère des Affaires étrangères et du Commonwealth du Royaume-Uni, pour vérifier si ces cas particuliers sont éligibles au rapatriement."

Plus de 70 000 personnes en 10 jours

Depuis le 14 août, veille de la prise de Kaboul par les taliban, les Occidentaux ont évacué plus de 70 000 personnes depuis l'aéroport de la capitale afghane,

Sur ces dizaines de milliers de personnes – ressortissants étrangers, personnel diplomatique et de l'Otan, mais aussi Afghans susceptibles d'être la cible de représailles de la part des taliban – la France a évacué près de 2 500 personnes, dont une centaine de ses ressortissants.

Aucun délai

Les taliban ont réaffirmé à plusieurs reprises leur volonté de voir le retrait des troupes étrangères s'achever dans les délais fixés par l'accord conclu en 2020 avec les Etats-Unis.

"Les troupes étrangères devront se retirer d'ici à la date limite. Cela ouvrira la voie pour la reprise des vols commerciaux", a déclaré mercredi sur Twitter un porte-parole des taliban, Souhail Shaheen. "Les personnes disposant des documents nécessaires pour se rendre à l'étranger pourront voyager via des vols commerciaux après le 31 août", a-t-il précisé.

Plusieurs pays, dont la France et le Royaume-Uni, ont averti que le délai jusqu'au 31 août était trop court pour évacuer tous les candidats au départ. D'autant que, pour que le retrait soit effectif à cette date, il faudra avoir interrompu les évacuations plus tôt.

Mais aucun report n'a été décidé mardi lors d'une réunion en urgence des dirigeants du G7.

La France, qui a mis fin à son intervention militaire en Afghanistan en 2014, pourrait interrompre les évacuations "avant la fin de la semaine", a annoncé mercredi le secrétaire d'État français chargé des Affaires européennes, Clément Beaune.

Faute d'une prolongation de la présence des troupes américaines qui sécurisent l'aéroport de Kaboul, "nous nous mettons donc en situation d'arrêter les opérations à Kaboul avant la fin de la semaine pour que les dernières évacuations puissent avoir lieu via Abou Dhabi jusqu'à Paris", a-t-il expliqué.