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L'UE appelle les Etats-Unis à sécuriser l'aéroport de Kaboul "aussi longtemps que nécessaire

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Par Euronews avec AFP
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Charles Michel et Ursula von der Leyen en conférence de presse à Bruxelles le 24 août 2021
Charles Michel et Ursula von der Leyen en conférence de presse à Bruxelles le 24 août 2021   -   Tous droits réservés  Francisco Seco/Copyright 2021 The Associated Press. All rights reserved
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Les dirigeants du G7 étaient réunis ce mardi en sommet virtuel pour évoquer l’épineuse question des évacuations de milliers de personnes de l'aéroport de Kaboul.

La période d’évacuation jugée trop courte

Des Afghans, mais aussi de nombreux étrangers ayant travaillé pour les gouvernement occidentaux, qui tentent de fuir le pays depuis que les talibans ont pris le pouvoir il y a neuf jours.

La période d'évacuation doit se terminer le 31 août, date à laquelle les Américains sont censés achever leur retrait du pays. Un délai jugé bien trop court par plusieurs dirigeants européens qui espéraient convaincre le président Joe Biden de prolonger la présence sur place des soldats américains lesquels assurent la sécurité dans la zone de l'aéroport de Kaboul. Or, les talibans refusent que cette période soit prolongée.

Les Européens demandent du temps

Lors d'une conférence de presse commune, Charles Michel, le président du Conseil européen, et Ursula Von der Leyen, la présidente de la Commission européenne, ont appelé à sécuriser "aussi longtemps que nécessaire" l’aéroport de Kaboul pour "achever" les opérations d'évacuation en cours d'Afghans jugés en danger ainsi que leurs familles.

Près de 80 000 personnes auraient déjà été évacuées d’Afghanistan grâce à des avions militaires affrétés notamment par la France, l'Espagne ou l'Allemagne.

Andrea Comas/Copyright 2021 The Associated Press. All rights reserved
Des Afghans transférés vers une base militaire près de Madrid le 24 août 2021Andrea Comas/Copyright 2021 The Associated Press. All rights reserved

"Il s'agit de sauver des personnes" (Berlin)

Le délai jusqu'au 31 août "ne suffira pas" pour évacuer du pays "tous ceux que nous voulons faire sortir", a averti le ministre allemand des Affaires étrangères Heiko Maas dans une interview pour Bild.

"Il s'agit de sauver des personnes et je suis prêt à discuter avec ceux qui sont nécessaires pour y parvenir", a plaidé le ministre. "Nous avons besoin d'un accord avec les talibans qui va au-delà de l'évacuation militaire", a souligné de son côté la ministre de la Défense, Annegret Kramp-Karrenbauer.

"Nous allons évacuer le plus de gens possible" (Madrid)

De son côté, le gouvernement espagnol a averti mardi que certaines personnes qu'il voudrait évacuer d’Afghanistan ne pourraient pas être exfiltrées du pays en raison de la situation "vraiment dramatique" sur le terrain.

"Nous allons évacuer le plus de gens possible, mais il y aura des personnes qui resteront sur place pour des raisons qui ne dépendent pas de nous, mais bien de la situation qu'il y a là-bas", a admis la ministre espagnole de la Défense, Margarita Robles, sur la radio Cadena Ser.

"C'est une situation très frustrante pour tout le monde, parce que, même pour ceux qui parviennent à atteindre Kaboul, l'accès à l'aéroport est extrêmement compliqué", a poursuivi Margarita Robles.

"Les talibans deviennent plus agressifs, il y a des tirs, il y a une situation de violence plus évidente, les contrôles sont chaque fois plus durs (...) la situation est vraiment dramatique et ça devient chaque jour de pire en pire, parce que les gens sont conscients que les délais se réduisent."

Les talibans prennent leurs marques à Kaboul

Les islamistes talibans sont entrés le 15 août dans la capitale afghane sans rencontrer de résistance, à l'issue d'une offensive éclair entamée en mai à la faveur du début du retrait des forces américaines et de l'Otan.

Depuis ils travaillent à la formation d'un gouvernement censé inclure d'autres factions. Pour tenter de prouver leur bonne volonté, les talibans ont déclaré une amnistie générale pour tous les responsables gouvernementaux ou militaires afghans.

Mais selon un rapport d'un groupe d'experts travaillant pour l'ONU publié la semaine dernière, ils possèdent des "listes prioritaires" d'Afghans recherchés, les plus menacés étant les gradés de l'armée, de la police et du renseignement.

Avec AFP