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Le camp de réfugiés de Vathi sur l'île grecque de Samos fait désormais partie du passé

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Par Apostolos Staikos avec AFP
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Le camp de réfugiés de Vathi sur l'île grecque de Samos fait désormais partie du passé
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Loin de la carte postale, le camp de réfugiés de Vathi sur l'île grecque de Samos fait désormais partie du passé. Véritable bidonville, décrié pour ses conditions insalubres, il a abrité jusqu'à 7000 demandeurs d'asile alors que sa capacité initiale était de 680 personnes.

Manolis et Vasiliki habitent juste à côté. Ils se disent soulagés

"Nous avons traversé tellement d'épreuves depuis 2015. Il s'est passé beaucoup de choses et nous avons subi tant de pertes. Ces gens ont aussi souffert à cause de l'horreur, à cause des conditions épouvantables. Maintenant les réfugiés sont partis et après toutes ces années, nous avons pris une grande respiration. Nous avons été libérés de cette situation inacceptable" explique Manolis Manta, retraité.

Vasiliki avait l'habitude de cuisiner et d'offrir de la nourriture aux migrants. Certains d'entre eux l'appréciaient. Comme son mari, elle ne pouvait plus supporter cette situation : "Je ne dormais presque pas et quand je dormais, ce n'était que d'une oreille . Je voulais entendre chaque bruit. On ne sait jamais ce qui peut arriver. On était très inquiets; Je me sentais très triste, j'avais très peur. Nous étions en danger parce que nous sommes juste à côté du camp. Maintenant c'est calme et nous nous sentons en sécurité".

Mytilinioi est le village le plus proche du nouveau centre de réfugiés. La saison touristique est terminée. Et les quelques habitants qui boivent un café sur la place principale veulent en savoir plus sur la nouvelle structure. Ils veulent que l'insécurité cesse.

"D'une manière ou d'une autre, ces gens doivent vivre, mais nous devons aussi nous sentir en sécurité sur notre île. Quand j'allais à l'école, ma grand-mère laissait la porte déverrouillée, pour que je puisse entrer dans notre maison . Cela n'est plus possible" témoigne Despoina Sarmorogeni, Étudiante.

"Que se passe-t-il avec ce nouveau camp, comment va-t-il fonctionner ? Dans l'ancien , il y avait des trous énormes dans le grillage et ils entraient et sortaient quand ils voulaient. À un moment donné, beaucoup ont quitté le camp, ils ont installé des tentes et c'est ainsi que la soi-disant jungle a été construite. Leur nombre a augmenté de manière significative. Il n'y avait pas de contrôle ni de police spécifique" ajoute Nikos Eythynogiannis, retraité.

"Avec l'ouverture du nouveau camp, le gouvernement grec estime qu'il tourne enfin la page de la question migratoire. De plus, les habitants de l'île constatent que le nombre de réfugiés diminue régulièrement et qu'ils vivent désormais loin de la ville" souligne Apostolos Staikos, le correspondant d'Euronews en Grèce.