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Le Premier ministre polonais lance un avertissement à l’UE qu’il juge trop intrusive

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Par Christopher Pitchers  & Euronews
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Le Premier ministre polonais lance un avertissement à l’UE qu’il juge trop intrusive
Tous droits réservés  Petr David Josek/Copyright 2021 The Associated Press. All rights reserved

L'Union européenne est menacée avertit le Premier ministre polonais. Toutefois le danger ne vient de l'extérieur mais l'intérieur estime Mateusz Morawiecki. Le dirigeant polonais fait part de son opinion dans une lettre alors que la Commission européenne prépare une nouvelle action juridique contre Varsovie après l’arrêt de la Cour constitutionnelle polonaise qui remet en cause la primauté du droit européen.

Dans ce courrier adressé aux chefs d'Etat et de gouvernement de l'UE, le Premier ministre polonais défend les réformes en cours dans son pays. Il estime aussi que la Commission dépasse les limites de son rôle de garante des traités.

Cette lettre est présentée quelques heures avant l'interviention mardi du dirigeant devant les eurodéputés qui demandent plus de fermeté à l'égard de Varsovie. Mais cet appel pourrait ne pas être écouté selon Alberto Alemanno, professeur de droit et de politique à HEC. "On sent que la Commission, sous l'impulsion d'Angela Merkel, joue l'appaisement en disant : nous approuvons le plan national mais nous activons le dispositif de conditionnalité dans la nouvelle procédure d'infraction contre la Cour constitutionnelle", analyse-t-il.

La Commission est pressée de toute part pour prendre des mesures. Les eurodéputés souhaitent qu'elle emploie le mécanisme sur l'Etat de droit. Ce dispositif permet de suspendre les fonds européens et l'accès à l'outil de relance en cas de non respect des valeurs fondamentales. Dans l'immédiat la Commission n'a toujours pas validé la stratégie de reprise polonaise sur fond de tension avec Varsovie concernant sa réforme judiciaire, la liberté de la presse et les droits de la communauté LGBT.

Mais le ton de la lettre du Premier ministre polonais ne semble pas laisser la place à un dialogue apaisé. Ces tensions pourraient bien se faire ressentir en fin de semaine à Bruxelles lors du sommet européen.