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Les prix de l'énergie et Etat de droit à l’ordre du jour du sommet des dirigeants de l’UE

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Par Euronews
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Les prix de l'énergie et Etat de droit à l’ordre du jour du sommet des dirigeants de l’UE
Tous droits réservés  Stephanie Lecocq/AP

La hausse des prix du gaz et de l’électricité va alimenter les discussions jeudi à Bruxelles lors du sommet des dirigeants européens. Plusieurs Etats membres, emmenés par l’Espagne, réclament des mesures extraordinaires pour répondre à cette crise qui touche les foyers et les entreprises.

Ils souhaitent des achats groupés de gaz, à l'instar des commandes communes de vaccins menées par la Commission européenne au nom des 27. "Créer un groupe qui offre certaines garanties d'achat pour tous et qui représente un volume suffisant pour les pays qui vendent du gaz, c'est une bonne idée", souligne la ministre espagnole en charge de la Transition écologique Teresa Ribera.

Elle reconnaît qu’un tel dispositif ne permettra pas de répondre à tous les besoins mais il peut servir en revanche de réserve minimum accessible à tous. La ministre admet cependant que cette mesure sera difficile à mettre en place d’un point de vue technique car ce ne sont pas les Etats qui achètent du gaz mais les entreprises.

Il faudra faire preuve de persuasion pour espérer convaincre les autres capitales. L'Allemagne et les Pays-Bas ne veulent pas d'un dispositif d'intervention. Les deux pays estiment que le marché peut se réguler lui-même et que la crise devrait prendre fin au printemps. De son côté la France souligne que le nucléaire peut faire partie de la solution.

La Pologne et la Hongrie ont une autre analyse. Varsovie et Budapest souhaitent revoir à la baisse les ambitions climatiques. Une option rejetée par la Commission européenne. "La transition vers des énergies vertes est non seulement vitale pour notre planète mais aussi cruciale pour notre économie et pour la résilience face à des chocs énergétiques", insiste la présidente de l’institution Ursula von der Leyen.

Les regards tournés vers Varsovie

La question de l'Etat de droit en Pologne devrait aussi créer des difficultés lors du sommet. Après l'arrêt de la Cour constitutionnelle polonaise qui remet en cause la primauté du droit européen et ébranle ainsi les fondations du projet commun, les eurodéputés demandent une réaction de l'UE. "Il est de la plus haute importance que le Conseil européen prenne enfin ses responsabilités et donne l'impulsion et les orientations qu'il donne volontiers normalement", ironise Esther de Lange (PPE).

La chancelière allemande appelle pour sa part à plus de dialogue. Angela Merkel lance d’ailleurs un avertissement concernant l’éventuelle suspension des fonds européens à la Pologne et la Hongrie. Toutefois ce sommet ne devrait pas déboucher sur des mesures concrètes dans ce dossier.