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"L'Union européenne devrait aider les pays de l'Est à accueillir les exilés"

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Par Euronews  avec AFP
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L'Union européenne soupçonne le Bélarus d'être à l'origine de l'afflux sans précédent d'exilés sur le territoire polonais.
L'Union européenne soupçonne le Bélarus d'être à l'origine de l'afflux sans précédent d'exilés sur le territoire polonais.   -   Tous droits réservés  Photo : Czarek Sokolowski (The Associated Press)

Face à l'intensification des tensions à la frontière entre la Pologne et le Bélarus, Euronews s'est entretenu avec Gerald Knaus. Cetanalyste au sein du groupe de réflexion Initiative européenne de stabilité (ESI) dédié aux questions géopolitiques en Europe estime que "l'Union européenne devrait aider les pays de l'Est à accueillir les exilés".

"Nous avons affaire à un dictateur côté bélarusse qui est prêt à laisser les gens mourir à la frontière, à les attirer dans son pays puis à les envoyer à la frontière. Il fait un froid glacial dans les marais, les marécages et les forêts", rappelle Gerald Knaus.

Il (Alexandre Loukachenko, ndlr) ne les laisse pas se replier et si l'Union européenne s'engage dans des refoulements violents et illégaux, les gens seront pris entre les deux. Cela promet une tragédie humanitaire mortelle."
Gerald Knaus
Analyste au sein du groupe de réflexion Initiative européenne de stabilité (ESI)

Face à l'arrivée de plusieurs milliers d'exilés à sa frontière depuis le mois d'août dernier, la Pologne a déployé des soldats et instauré un état d'urgence dans la zone frontalière qui proscrit la présence des journalistes et des organisations humanitaires.

"Nous voyons une crise profonde de l'État de droit où le plus important, les fondements du droit international sont brisés par le groupe des démocraties les plus riches du monde. La seule façon de s'en sortir est de trouver des moyens de contrôle humain qui puissent obtenir le soutien de la majorité."
Gerald Knaus
Analyste au sein du groupe de réflexion Initiative européenne de stabilité (ESI)

Plusieurs exilés ont déjà perdu la vie en essayant de traverser la frontière entre les deux pays. D'autres sont exténués ou pris au piège d'une forêt froide. Certains parlent d'un "cauchemar que l'on ne souhaiterait pas à son pire ennemi" .