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Est de l'Ukraine : l'avertissement du G7 à la Russie

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Par Euronews  avec AFP
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Est de l'Ukraine : l'avertissement du G7 à la Russie
Tous droits réservés  AP Photo

Le G7 des ministres des Affaires étrangères a affiché un front uni face à Moscou, que les Occidentaux accusent depuis quelques semaines de préparer une éventuelle invasion de l'Ukraine, malgré les démentis du Kremlin.

La réunion de Liverpool a montré, selon la ministre britannique, que les pays du G7 "sont très clairs" sur le fait "qu'il y aurait des conséquences massives pour la Russie en cas d'incursion en Ukraine".

Dans une déclaration commune, les ministres des Affaires étrangères du Canada, de la France, de l'Allemagne, de l'Italie, du Japon, du Royaume-Uni, des États-Unis ainsi que le Haut Représentant de l'Union européenne appellent la Russie à la "désescalade" et à "la recherche de solutions diplomatiques".

"Nous sommes unis dans notre condamnation du renforcement de la présence militaire et du discours agressif de la Russie à l'encontre de l'Ukraine", écrivent-ils, réaffirmant leur "soutien sans faille à la souveraineté et à l'intégrité territoriale de l'Ukraine".

La menace de sanctions sans précédent a été formulée ces derniers jours par Washington, et notamment par le président Joe Biden qui s'est entretenu avec son homologue russe Vladimir Poutine.

Une responsable américaine présente à Liverpool avait assuré samedi qu'il était encore possible de résoudre "par la diplomatie" cette nouvelle crise ukrainienne.

Pour cela, le gouvernement américain a annoncé qu'il dépêchait sa secrétaire d'Etat adjointe chargée de l'Europe, Karen Donfried, en Ukraine et Russie de lundi à mercredi, en quête de "progrès diplomatiques pour mettre fin au conflit dans le Donbass", dans l'est de l'Ukraine, "en mettant en oeuvre les accords de Minsk".

Ces accords conclus en 2015 pour mettre fin à la guerre qui a éclaté un an plus tôt dans cette région ukrainienne entre les forces de Kiev et des séparatistes prorusses n'ont jamais été vraiment respectés.

Si la Russie "décide de ne pas emprunter cette voie" diplomatique, "il y aura des conséquences massives et un prix important à payer, et le G7 est absolument uni là-dessus", avait déjà prévenu la responsable américaine.

"Non seulement les pays qui étaient dans la salle mais un nombre encore plus grand d'Etats démocratiques nous rejoindraient pour en faire payer le prix" à la Russie, avait-elle ajouté.

Le pape François a déclaré dimanche prier pour "la chère Ukraine", espérant "que les tensions soient désormais résolues par un dialogue international sérieux et non par les armes".