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Moscou veut discuter ce samedi de son projet de traité sur l'OTAN

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Par Laurence Alexandrowicz
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Moscou veut discuter ce samedi de son projet de traité sur l'OTAN
Tous droits réservés  KIRILL KUDRYAVTSEV/AFP or licensors

La Russie propose des discussions dès ce samedi, si possible à Genève, sur son projet de traités. Ce que veut Moscou, c'est empêcher l'élargissement de l'OTAN à ses frontières ouest.

Le texte prévoit aussi d'interdire l'établissement de bases militaires américaines dans les pays de l'ex-espace soviétique.

"Les infrastructures de l'alliance continuent de bouger, se plaint Sergueï Ryabkov, vice-ministre russe des Affaires étrangères. Il faut les arrêter. Nous devons revenir aux positions que la Russie et l'OTAN avaient en 1997, lors de la signature de l'acte fondateur de nos relations."

Moscou craint l'élargissement à l'Ukraine et la Géorgie, candidates à une entrée dans l'Otan. La porte de l'Otan ne leur est pas fermée mais le processus d'adhésion est de facto gelé.

"Nous avons été clairs en tant que États-Unis et, hier encore, les 30 nations de l'alliance de l'OTAN ont été claires dans une déclaration du Conseil de l'Atlantique Nord, a déclaré Jake Sullivan, conseiller à la sécurité nationale des États-Unis : nous sommes prêts à dialoguer avec la Russie. Nous avons dialogué avec la Russie sur les questions de sécurité européenne au cours des 20 dernières années. "

Les documents russes sur le projet de traité sont publiés alors que Américains et Européens accusent Moscou de préparer une offensive militaire en Ukraine.

"On aurait pu deviner que la Russie tenterait, en menaçant l'Ukraine, d'exiger des concessions stratégiques de la part de l'OTAN et de l'Occident en général, constate Gabrielius Landsbergis, ministre des Affaires étrangères de Lituanie. La question est de savoir s'il faut accepter de telles concessions. J'espère qu'elles seront rejetées."

La Russie a massé récemment des centaines de troupes le long de l'Ukraine. Une inquiétude réelle pour Kiev et les Occidentaux, car Moscou n'a pas hésité à annexer la Crimée ukrainienne en 2014.