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Djokovic, intégré au tableau de l'Open d'Australie, mais toujours expulsable

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Par Euronews  avec AFP
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Djokovic, intégré au tableau de l'Open d'Australie, mais toujours expulsable
Tous droits réservés  Mark Baker/Copyright 2022 The Associated Press. All rights reserved

Jouera-t-il, ou pas ? Si Novak Djokovic a bien été intégré au tableau de l'Open d'Australie, Canberra se réserve toujours le droit de l'expulser.

Le bras de fer entre le numéro un mondial de tennis, non vacciné, et le gouvernement australien se poursuit. Les espoirs du Serbe de 34 ans de remporter un 21ème titre en Grand Chelem, ce qui serait un record, sont plus que jamais menacés.

Aucune décision n'a encore été prise

Le joueur admet avoir commis des "erreurs" dans son comportement après avoir été testé positif au Covid-19 en décembre, ainsi qu'en remplissant son formulaire d'entrée en Australie.

Son avenir est désormais entre les mains du ministre de l'Immigration Alex Hawke, qui avait dit être en train de réfléchir à une annulation du visa en vertu de ses pouvoirs discrétionnaires. Sa position "n'a pas changé" selon le Premier ministre Scott Morrison.

L'affaire Djokovic a soulevé un tollé en Australie, où les mesures mises en place pour lutter contre le Covid-19 ont été particulièrement strictes depuis le début de la pandémie, avec près de deux ans de fermeture des frontières.

Le chef de l'opposition travailliste s'est insurgé contre une situation dépassant "l'entendement", alors que "la politique australienne est de ne pas autoriser l'entrée sur son territoire des personnes non vaccinées" a-t-il déploré.

"Comment en sommes-nous arrivés là ? Comment se fait-il que Novak Djokovic ait pu venir ici ?" a-t-il critiqué.

Une succession d'erreurs

Le joueur est arrivé à Melbourne le 5 janvier, en se prévalant d'une exemption de vaccination contre le Covid-19 due à un test positif daté du 16 décembre.

Les services d'immigration ont rejeté cette demande de dérogation en déclarant qu'une infection récente était une raison insuffisante. Ils ont annulé son visa et le joueur a été placé dans un centre de rétention.

Mais l'équipe de juristes de Djokovic a réussi à faire annuler cette décision le 10 janvier par un tribunal, pour une question procédurale liée à son interrogatoire à l'aéroport.

Sur Instagram, le n°1 mondial a admis mercredi des "erreurs", pour n'avoir pas respecté les règles d'isolement en Serbie après sa contamination et avoir rempli de façon incorrecte son formulaire d'entrée en Australie.

Le joueur aux vingt titres majeurs a assuré avoir effectué deux tests antigéniques négatifs avant des événements en public les 16 et 17 décembre à Belgrade.

Il reconnaît en revanche une "erreur de jugement", lorsqu'il a reçu, se sachant malade asymptomatique, le quotidien français L'Equipe pour une interview le 18 décembre.

Djokovic plaide aussi "l'erreur humaine" pour expliquer comment une mauvaise case dans son formulaire d'entrée a été cochée.

Ce document, largement diffusé par les médias australiens, montre qu'il a attesté ne pas avoir voyagé dans les 14 jours précédant son arrivée. Or, il était en Serbie puis en Espagne.