Soldats en colère au Burkina Faso : "mouvement d'humeur" pour réclamer davantage de moyens

Soldats en colère près du camp militaire de Lazimana (Ouagadougou, Burkina Faso), le 23/01/2022
Soldats en colère près du camp militaire de Lazimana (Ouagadougou, Burkina Faso), le 23/01/2022 Tous droits réservés Sophie Garcia/Copyright 2020 The Associated Press. All rights reserved.
Par euronews avec AFP, AP
Partager cet articleDiscussion
Partager cet articleClose Button
Copier/coller le lien embed de la vidéo de l'article :Copy to clipboardLien copié

Au Burkina Faso, des soldats sortent de leurs casernes et tirent en l'air. Un mouvement d'humeur pour réclamer davantage de moyen dans la lutte contre les djihadistes. Les autorités démentent tout coup d'Etat

PUBLICITÉ

Au Burkina Faso, des soldats sortent de leurs casernes et tirent en l'air. Un mouvement d'humeur pour réclamer davantage de moyen dans la lutte contre les djihadistes. Les autorités démentent tout coup d'Etat.

Au Burkina Faso, un mouvement ressemblant à une mutinerie s'est déclenché ce dimanche matin dans la capitale Ouagadougou. Des militaires sont sortis de leurs casernes et ont tiré en l'air.

Apparemment, ils réclamaient des changement à la tête de l'armée, mais aussi des moyens plus adaptés dans la lutte contre les groupes djihadistes.

Les autorités ont minimisé les événements de ce dimanche en parlant de "mouvements d'humeur", écartant toute tentative de coup d'Etat.

Le ministre burkinabè a pris soin d'intervenir à la télévision nationale. 

Je le démens formellement : le chef de l'Etat n'a pas été arrêté. Aucune institution de la République n'a pour le moment été inquiétée.
Ces mouvements sont localisés, circonscrits, et nous suivons l'évolution de ces mouvements.
Nous demandons à notre armée de demeurer républicaine, de continuer à exécuter ses missions de protection du territoire et des populations.
Général Aimé Barthélémy Simporé
ministre burkinabè de la Défense

Ces événements ont mis la capitale burkinabè en ébullition.

Dans la matinée, des centaines des personnes ont tenté de se rassembler Place de la Nation, pour exprimer leur solidarité avec les militaires. La police a fait usage de gaz lacrymogènes.

Dans l'après-midi, le siège du parti au pouvoir a été incendié par des partisans des soldats mutins.

Le Burkina Faso est confronté à une insécurité croissante, notamment en raison des groupes djihadistes, présents dans le nord du pays.

La population dénonce l'impuissance des autorités pour faire face à cette violence djihadiste.

Partager cet articleDiscussion

À découvrir également

Désillusions des jeunes du Burkina Faso à la veille du sommet France-Afrique

Attaque djihadiste au Burkina Faso : 160 morts selon un dernier bilan, le plus lourd en six ans

La France continue à soutenir l'Ukraine