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"PartyGate" : le Premier ministre britannique assure qu'on "peut (lui) faire confiance", malgré tout

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Par euronews  avec AFP, AP
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Le Premier ministre britannique, Boris Johnson, à la Chambre des Communes - Londres, le 31/01/2022
Le Premier ministre britannique, Boris Johnson, à la Chambre des Communes - Londres, le 31/01/2022   -   Tous droits réservés  Jessica Taylor/AP

Le scandale des fêtes à la résidence du Premier ministre britannique. Boris Johnson a tenté de répondre aux critiques, après la publication d'un rapport. Mais les appels à la démission se multiplient.

Boris Johnson se trouve un peu plus sur la sellette, après la publication ce lundi d'un rapport sur ce que les Britanniques appellent le "Partygate". C'est le scandale des fêtes organisées à Downing Street en plein confinement.

L'auteure du rapport, Sue Gray, parle d'une "consommation excessive d'alcool" lors de ces rassemblements. Des pots de départs ou des anniversaires qui se déroulaient dans les jardins de la résidence du Premier ministre. "Ce n'était pas approprié", souligne la haute fonctionnaire. Et d'estimer que Boris Johnson a commis des "erreurs de leadership et de jugement".

Dans les rues de Londres, les habitants ne décolèrent pas.

"Il y a eu 12 infractions, dit Amada. Et en plus, il a menti au Parlement. On ne va plus croire ce qu'il nous dit, qu'on soit conservateur ou non".

"_Il n'est pas apte à être Premier ministre, ajoute Sarah. Il doit démissionner. _Ce rapport ne nous apprend rien qu'on ne sache déjà."

Vifs échanges au Parlement

La séance a été tendue, ce lundi au Parlement. Le Premier ministre a tenté de se défendre.

Je comprends et je vais régler le problème.
Et je veux dire aux habitants de ce pays : je sais quel est le problème. Oui, Monsieur le Président. Il s'agit de savoir s'il est possible d'avoir confiance dans ce gouvernement. Et je le dis, Monsieur le Président : oui, on peut nous faire confiance.
Boris Johnson
Premier ministre britannique

Pour l'opposition travailliste, Boris Johnson n'a plus d'autres choix que de démissionner.

L'opinion publique n'est pas dupe. Personne ne croit ce qu'il dit.
Tout le monde pense qu'il devrait démissionner. Mais il ne fera pas, car c'est un homme sans vergogne.
Keir Starmer
chef du parti travailliste

La police britannique mène également une enquête sur ces fêtes organisées à Downing Street.

Boris Johnson a reconnu avoir participé à deux de ces rassemblements festifs, tout en assurant penser qu'il s'agissait de "réunion de travail".