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Plusieurs centaines de Russes ont quitté leur pays pour la Géorgie

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Par Euronews
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Une femme tient un drapeau ukrainien lors d'une manifestation de soutien à l'Ukraine, dans le centre de Tbilissi, en Géorgie, jeudi 24 février 2022.
Une femme tient un drapeau ukrainien lors d'une manifestation de soutien à l'Ukraine, dans le centre de Tbilissi, en Géorgie, jeudi 24 février 2022.   -   Tous droits réservés  Photo : Shakh Aivazov (Copyright 2022 The Associated Press. All rights reserved.)

"J'ai décidé de rester en Géorgie jusqu'à ce que quelque chose change. J'étais déjà là le mois dernier avant ce fâcheux désordre. Je ne veux pas être dans le pays qui mène une guerre, c'est pourquoi je suis venu", témoigne un citoyen russe au micro d'Euronews.

Comme lui, plusieurs centaines de Russes ont quitté leur pays pour s'installer en Géorgie.

"Je ne sais pas combien de temps je vais rester ici mais au moins jusqu'à la fin de l'année. Quelques mois, un an, voire plus", souligne un autre.

Les Russes ne rencontrent aucun problème pour réserver un hôtel mais il leur est en revanche plus difficile de trouver un appartement à louer.

"Je loue des appartements depuis environ cinq ans maintenant, notamment dans le vieux Tbilissi. J'ai eu des locataires du monde entier : d'Europe, d'Asie, également de Russie, j'ai aussi accueilli des Ukrainiens. Pour l'instant, compte tenu des événements en cours, nous donnons la priorité aux citoyens ukrainiens", explique Mariam Beriashvili.

Selon le ministre géorgien de l'Intérieur, à la mi-mars, près de 30 000 Russes étaient arrivés en Géorgie. Environ 12 000 d'entre eux sont restés depuis.

"Pendant le mois écoulé, le nombre de Russes arrivé en Géorgie a été multiplié par dix", analyse Lasha Dzebisashvili, professeur à l'Université de Géorgie. "Cela suscite de la méfiance : s'agit-il de véritables réfugiés, sont-ils chassés politiquement de Russie, viennent-ils pour sauver leur business, ou alors sont-ils des éléments perturbateurs envoyés en Géorgie ?"

Les agences de sécurité géorgiennes redoutent en effet que des éléments para-militaires russes ne soient présents parmi eux et qu'ils pénètrent dans le pays comme ce fut le cas en Ukraine en 2014.