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"Tout sauf Macron", cri de ralliement des partisans de Marine Le Pen

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Par Cyril Fourneris
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Affiches de campagne des deux finalistes de la présidentielle française : Emmanuel Macron et Marine Le Pen - Savenay (près de Nantes) le 19/04/2022
Affiches de campagne des deux finalistes de la présidentielle française : Emmanuel Macron et Marine Le Pen - Savenay (près de Nantes) le 19/04/2022   -   Tous droits réservés  LOIC VENANCE/AFP or licensors

A quelques jours du second tour de la présidentielle en France, la chasse aux électeurs bat son plein.
Objectif des équipes des partisans de Marine Le Pen : rassembler les Français contre le président sortant, Emmanuel Macron.

En France, dernière ligne droite avant le second tour de la présidentielle, prévu ce dimanche 24 avril.

Dans les camps des deux finalistes, Marine Le Pen et Emmanuel Macron, les militants s'activent pour convaincre les indécis.

AU rassemblement national, le parti de Marine Le Pen, la stratégie consiste à bâtir un "front anti-Macron", autrement dit, rassembler tous les opposants au président sortant.

Jacqueline, militante au Rassemblement national, distribue des tracts sur un marché parisien.

"Je pense que le 'tout sauf Macron' est notre argument principal, nous explique-t-elle_. Pour ceux qui veulent se débarrasser d’Emmanuel Macron, il n’y a qu’une candidate, c’est Marine Le Pen._"

Pour représenter une alternative crédible à Emmanuel Macron, notamment auprès des électeurs de gauche, le parti – qui fût libéral – promet maintenant de protéger les travailleurs. Mais dans le même temps, il reste ferme sur certains fondamentaux, comme l'Europe.

Philippe Ballard est un des porte-parole du Rassemblement national.

"On croit aux souverainetés des peuples, à l’Europe des Nations, précise-t-il. Il faut que chacun retrouve sa souveraineté et son pouvoir. Marine Le Pen fera un référendum qui portera sur l’immigration et qui fera que la Constitution française sera supérieure aux jurisprudences européennes. Elle a un projet national tout simplement. Et ce projet n’est ni de droite ni de gauche."

La "dédiabolisation"

Marine Le Pen tente effet de se défaire du qualificatif d'"extrême droite", ce qui n'est pas chose facile.
Ce processus de "dédiabolisation" a été entamé il y a des années. Et il n'est pas encore terminé, selon Pascal Perrineau, politologue, spécialiste de l’extrême droite.

"Le Rassemblement national continue à faire peur auprès de certains Français, estime-t-il. Ce parti est considéré comme un parti solitaire. Les Français se demandent quels sont ses alliés. Ils se demandent si Marine Le Pen aura la capacité de former une équipe gouvernementale de gens compétents et solides..."

Des questions auxquelles Marine Le Pen n'a plus que quelques jours pour répondre.