Dans le sillage de l’occupation russe, les zones libérées de la région de Kyiv comptent leurs morts

Un corps exhumé à Borodyanka
Un corps exhumé à Borodyanka Tous droits réservés Valérie Gauriat / Euronews
Par Valérie Gauriat
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Dans la ville de Borodyanka, a une cinquantaine de kilomètres au nord ouest de la capitale, les fouilles se poursuivent dans les décombres, et les exhumations de corps ensevelis dans des tombes temporaires se succèdent.

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**Borodyanka, a une cinquantaine de kilomètres de la capitale ukrainienne, n’est plus que l’ombre d’elle-même. C’est l’une des villes les plus durement bombardées par les forces russes de la région de Kyiv. **

Attention certaines images ce reportage peuvent heurter la sensibilité des personnes non averties.

Dans cette localité, une cinquantaine de corps ont été trouves sous les décombres. Le bilan pourrait s’élever a plusieurs centaines de morts, selon les autorités ukrainiennes.  Des corps sont aussi exhumés chaque jour de sépultures temporaires. Neuf personnes avaient été enterrées dans des champs..

Le père d’Alexandre est parmi les cadavres. Sa tète a été arrachée.

"Il y avait des bombardements. _Le soir, il nous a dit qu'il irait arrêter les forces russes. Il parlait russe. Il vient de Russie. _Et il est allé arrêter la colonne. Il s'est mis devant le véhicule blindé. Et ils l'ont écrasé", témoigne-t-il.

Nadiya a perdu son fils Constantin qui avait 34 ans. Il était ouvrier du bâtiment.

"Il rentrait chez lui à pied. C'était le 28 février. Ils lui ont tiré dessus depuis un véhicule blindé, avec un pistolet automatique et il ne s'est pas couché assez vite. La balle a traversé sa poitrine et son estomac" confie cette habitante de Borodyanka. "Nous l'avons enterré le 15 mars parce que nous ne pouvions pas le faire plus tôt, il est resté à la morgue. Le commandant ne nous a pas permis de l'enterrer, alors on l'a enterré ici le 15 mars. Dans le jardin", ajoute-t-elle. 

C'est un autre exemple des crimes de guerre de la Fédération de Russie lorsqu'elle tire sur des civils
Andrii Niebytov
Chef de la police de la région de Kyiv

Le message du chef de la police dans la région de Kyiv est sans équivoque. Andrii Niebytov explique ainsi que "c'est un autre exemple des crimes de guerre de la Fédération de Russie lorsqu'elle tire sur des civils. Ces personnes n'étaient pas des militaires et ne défendaient pas le territoire, elles étaient de simples citoyens et ont été abattues dans la rue. Cela va à l'encontre de toutes les conventions internationales et du droit international, qui interdisent de tels actes contre les civils."

Notre envoyée spéciale en Ukraine, Valérie Gauriat explique que "_ce sont des moments très difficiles. Et cela se produit tous les jours. Plus de 1 000 civils ont été retrouvés dans la région de Kyiv jusqu'à présent. Et la police dit qu'elle fait de telles découvertes tous les jours. Il est donc évident que les chiffres vont augmente_r".

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