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Avant le 9 mai, Kyiv redoute l'assaut russe contre les derniers combattants assiégés à Marioupol

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Par euronews  avec AFP
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L'aciérie d'Azovstal abrite les derniers défenseurs de Marioupol
L'aciérie d'Azovstal abrite les derniers défenseurs de Marioupol   -   Tous droits réservés  AP

À l'approche des célébrations du 9 mai, Kyiv redoute une intensification des assauts russes.

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky doit participer dimanche à une réunion par visioconférence des dirigeants du G7, au moment où Kyiv appréhende un assaut final russe contre les derniers combattants assiégés à Marioupol, avant la commémoration lundi à Moscou de la victoire contre l'Allemagne nazie.

Les autorités ukrainiennes mettent en garde depuis plusieurs jours contre une intensification possible des attaques russes à l'approche de cette commémoration.

"L'ennemi cherche à achever les défenseurs d'Azovstal, il essaie de faire cela avant le 9 mai pour faire un cadeau (au président russe) Vladimir Poutine", a mis en garde vendredi Oleksiï Arestovytch, un conseiller du président ukrainien.

"Nos unités dans la zone de l'usine d'Azovstal continuent d'être bloquées", a relevé l'état-major ukrainien dans son bulletin matinal dimanche, évoquant des "opérations d'assaut russes" avec "le soutien de l'artillerie et des tirs de chars".

L'aciérie d'Azovstal abrite les derniers défenseurs de Marioupol. 

Femmes, enfants et personnes âgées ont tous été évacués samedi de l'aciérie Azovstal.

"Nous préparons maintenant la deuxième étape de la mission d’évacuation – les blessés et les médecins. Bien sûr, si tout le monde respecte les accords, et bien sûr, s’il n’y a pas de mensonges. Nous travaillons aussi à l’évacuation de nos militaires. Tous les héros qui défendent Marioupol. C’est extrêmement difficile. Mais c’est important", explique le président ukrainien, Volodymyr Zelensky. 

Marioupol, une cité portuaire du sud-est qui comptait près de 500 000 habitants avant la guerre, a été presque entièrement rayée de la carte par deux mois de bombardements russes.

Bombardements diffus

"L'ennemi ne cesse pas ses opérations offensives dans la zone opérationnelle orientale afin d'établir un contrôle total sur le territoire des régions de Donetsk, Lougansk et Kherson, et de maintenir le couloir terrestre entre ces territoires et la Crimée occupée" depuis 2014, a indiqué l'état-major ukrainien dimanche matin.

Il a précisé que dans la région de Donetsk, les troupes russes avaient poursuivi leurs opérations offensives autour de Lyman, Popasnyansky, Severodonetsk et Avdiivka. Et que la situation était "tendue" du côté de la Moldavie.

Des frappes avaient été signalées samedi autour de Donetsk (est), où quatre personnes ont été tuées et neuf blessées, selon le gouverneur régional Pavlo Kyrylenko.

Les Russes avaient obtenu entre vendredi et samedi des gains territoriaux limités aux alentours de Severodonetsk, l'une des principales localités du Donbass encore aux mains des Ukrainiens, mais cela ne devrait pas aboutir à un encerclement complet, notait samedi l'Institut américain d'étude de la guerre (ISW).

Navire russe détruit

La marine ukrainienne a assuré avoir détruit à une centaine de kilomètres au large d'Odessa, non loin de la minuscule île aux Serpents, le navire de débarquement russe Serna au moyen d'un drone de combat mis au point en Turquie.

Mais ce genre d'annonce arrive également du coté russe. Samedi soir, le ministère russe de la Défense a déclaré avoir détruit des avions ukrainiens sur des aérodromes dans les régions d'Artsyz, d'Odessa et de Voznessensk.

Moscou a également fait savoir que de nombreux équipements militaires provenant des États-Unis et de pays européens avaient été détruits dans la région de Kharkiv.

L'Ukraine au menu du G7

Le président ukrainien doit participer ce dimanche à une réunion par visioconférence des dirigeants du G7.

"Le 8 mai est une date historique marquant la fin de la Seconde Guerre mondiale en Europe qui a occasionné la terreur, la destruction et la mort en Europe", a déclaré vendredi la porte-parole du chancelier allemand Olaf Scholz, estimant que la guerre en Ukraine rendait "la cohésion du G7 (...) plus importante que jamais".

L'Allemagne assure cette année la présidence du G7 (également Canada, Etats-Unis, France, Royaume-Uni, Italie et Japon).

Le président américain Joe Biden avait évoqué cette réunion quelques jours plus tôt, à propos de possibles sanctions supplémentaires contre la Russie.

"Nous sommes toujours ouverts à des sanctions supplémentaires", a-t-il déclaré mercredi, ajoutant qu'il discuterait avec les membres du G7 de "ce que nous ferons et ne ferons pas".