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La course vers Downing Street lancée avec huit candidats officiellement en lice

Les principaux candidats Ă  la succession de Boris Johnson :
Les principaux candidats Ă  la succession de Boris Johnson : Tous droits rĂ©servĂ©s AP
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Par Stephane HamalianEuronews avec Euronews
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🇬🇧 Le nom du futur Premier ministre britannique sera connu en septembre Ă  l'issue d'un vote final ouvert aux adhĂ©rents du parti.

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La course vers Downing Street est officiellement lancée et ils sont huit candidats conservateurs à tenter de succéder au Premier ministre Boris Johnson aprÚs avoir obtenu mardi le nombre de parrainages nécessaires.

Sans surprise, l'ex-ministre des Finances Rishi Sunak, l'ancienne ministre de la DĂ©fense Penny Mordaunt, la cheffe de la diplomatie Liz Truss et le dĂ©putĂ© Tom Tugendhat ont obtenu sans problĂšme les 20 soutiens nĂ©cessaires pour ĂȘtre officiellement candidats Ă  la tĂȘte du parti conservateur - et donc au poste de Premier ministre, a annoncĂ© mardi le comitĂ© 1922, groupe parlementaire conservateur chargĂ© d'Ă©tablir les rĂšgles du scrutin.

Le tout nouveau ministre des Finance Nadhim Zahawi, la conseillÚre juridique du gouvernement ("Attorney General") Suella Braverman, l'ex-secrétaire d'Etat à l'Egalité Kemi Badenoch et l'ancien ministre de la Santé Jeremy Hunt sont aussi en lice.

Deux candidats doivent se dégager avant le 22 juillet

Boris Johnson a démissionné jeudi aprÚs qu'une soixantaine de membres de son exécutif ont claqué la porte, lassés des scandales à répétition. Il reste toutefois Premier ministre jusqu'à ce que son successeur soit connu le 5 septembre.

DÚs mercredi, les huit candidats devront rallier 30 députés à leur cause s'il veulent passer le premier tour du vote. Un deuxiÚme tour est prévu jeudi et un autre, si nécessaire lundi.

L'objectif est de n'avoir plus que deux candidats avant les vacances parlementaires qui commencent le 22 juillet. Le nom du futur Premier ministre sera connu en septembre à l'issu d'un vote final ouvert aux adhérents du parti.

Mardi matin, ils Ă©taient encore onze Ă  ĂȘtre candidats pour succĂ©der Ă  Boris Johnson mais trois d'entre eux, dont l'ancien ministre de la SantĂ© Sajid Javid se sont dĂ©sistĂ©s Ă  mesure que la clĂŽture du dĂ©pĂŽt des candidatures approchait.

Les bookmakers placent au coude Ă  coude M. Sunak et Mme Mordaunt, suivie par Mme Truss.

En lançant sa candidature mardi, M. Sunak s'est bien gardé de critiquer M. Johnson, refusant de "diaboliser Boris, d'exagérer ses fautes et de nier ses efforts".

L'ancien chancelier de l'Echiquier, ùgé de 42 ans, a démissionné avec fracas du gouvernement la semaine derniÚre entraßnant avec lui une soixantaine d'autres membres de l'exécutif et in fine la démission du Premier ministre. Il est critiqué par les soutiens de M. Johnson qui l'accusent d'avoir mené le Premier ministre à sa perte.

Le nom du futur Premier ministre sera connu le 5 septembre

La campagne s'était jusque-là limitée à des vidéos de lancement grandiloquentes, à des promesses vagues - la plupart des candidats assurant qu'ils mettront en place des baisses d'impÎts sans expliquer comment ils les financeront - et à des polémiques en tout genre.

M. Zahawi, 55 ans, a ainsi estimĂ© qu'on cherchait Ă  le "salir" quand la presse a rapportĂ© qu'il faisait l'objet d'une enquĂȘte fiscale. Il a promis de publier chaque annĂ©e sa dĂ©claration d'impĂŽts s'il devenait Premier ministre.

Contrairement Ă  ses rivaux, M. Sunak s'est montrĂ© prudent concernant les baisses d'impĂŽts dans un contexte de forte inflation. "C'est une question de +quand+, pas de +si+", a-t-il toutefois rassurĂ©, prĂȘchant pour "de l'honnĂȘtetĂ© et de la responsabilitĂ©, pas des contes de fĂ©es".

M. Sunak avait été critiqué quand il était ministre des Finances pour ne pas avoir fait assez pour soulager les ménages britanniques étranglés par la crise du coût de la vie.

Motion de défiance

AprÚs un vote des adhérents du Parti conservateur, le nom du futur Premier ministre sera connu le 5 septembre.

Trop tard, estime le Parti travailliste qui a déposé une motion de défiance au Parlement mardi, jugeant "intolérable" que M. Johnson reste au pouvoir jusqu'à la fin de l'été.

Mais le gouvernement a refusé d'accorder du temps de débat au Parlement pour qu'un tel vote ait lieu, a indiqué le Labour en dénonçant un "abus de pouvoir flagrant".

"Etant donnĂ© que le Premier ministre a dĂ©jĂ  dĂ©missionnĂ© et qu'un processus (pour le remplacer) est en cours, nous ne pensons pas qu'il s'agisse d'une utilisation utile du temps parlementaire", a justifiĂ© Downing Street qui estime qu'une motion de dĂ©fiance travailliste pourrait ĂȘtre dĂ©battue si elle ne visait pas le Premier ministre individuellement.

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Peu de chances toutefois qu'une telle motion soit soutenue par de nombreux Tories. Elle déclencherait en cas de succÚs des élections générales lors desquelles les conservateurs pourraient perdre la large majorité qu'ils ont obtenue en 2019, dans le sillage de l'élection d'un Boris Johnson alors ultra-populaire.

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