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En Irak, les commémorations de l'Achoura prennent un tournant politique

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Par Euronews
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Un fidèle chiite participant à l'Achoura
Un fidèle chiite participant à l'Achoura   -   Tous droits réservés  AP Photo/Mohammed Zaatari

Des centaines de milliers de fidèles chiites commémorent mardi Achoura dans la ville sainte irakienne de Kerbala, se pressant au mausolée où est enterré l'imam Hussein, petit-fils du prophète de l'islam Mahomet.

Commémoration religieuse incontournable dans le monde musulman chiite, Achoura marque la mort de l'imam Hussein, tué en 680 par les troupes du calife omeyyade Yazid lors d'une bataille à Kerbala, dans le centre de l'Irak moderne. Des centaines de milliers de fidèles, certains venus d'Iran ou du Pakistan, ont envahi mardi l'esplanade de Kerbala reliant les mausolées de l'imam Hussein et de son frère Abbas, également tué dans la bataille de Kerbala.

Des célébrations sur fond de tensions

Achoura intervient cette année sur fond de profondes divisions politiques inter-chiites en Irak, les partisans de l'influent Moqtada Sadr poursuivant à Bagdad un sit-in initié depuis une dizaine de jours.  Avec son sit-in, le camp sadriste entend protester contre une candidature au poste de Premier ministre présentée par ses rivaux du Cadre de coordination, puissante alliance de factions chiites pro-Iran. Moqtada Sadr a par ailleurs réclamé une dissolution du Parlement et des législatives anticipées.

Pendant la commémoration, le secrétaire général du Hezbollah, Sayyed Hassan Nasrallah, a adressé un message à la foule; appelant au rassemblement: "nous avons atteint nos objectifs, et nous irons au bout du chemin. Personne ne devrait nous juger, nous provoquer, ou nous menacer. Et personne ne parier sur notre peur."

Un discours qui survient quelques heures après une nouvelle escalade de tensions entre le Hezbollah libanais et Israël, au sujet à propos des eaux contestées entre les deux pays en Méditerranée orientale, où la découverte ces dernières années de vastes gisements gaziers a attisé les contentieux frontaliers. Le Liban et Israël, deux pays voisins officiellement toujours en état de guerre, mènent des négociations inédites par l'intermédiaire de Washington pour régler leur différend frontalier et lever les obstacles à la prospection d'hydrocarbures. Il faut que "le pétrole, le gaz et l'eau du Liban restent à lui, et que personne ne soit autorisé à piller ses richesses", a affirmé Hassan Nasrallah. "L_a main qui touchera à nos richesses sera coupée_", a-t-il martelé.

La commémoration d'Achoura se tient dans d'autres villes comme Najaf (centre) ou Bagdad.