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Somalie : les forces de sécurité mettent fin au siège de l'hôtel par des shebabs

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Par Euronews  avec AFP
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Shebabs
Shebabs   -   Tous droits réservés  Farah Abdi Warsameh/AP

Les forces de sécurité somaliennes ont mis fin samedi soir au siège d'un hôtel de Mogadiscio par des jihadistes shebab, qui a duré une trentaine d'heures et fait plus d'une dizaine de victimes civiles.

"Les forces de sécurité ont maintenant mis fin au siège et les hommes armés sont morts, nous n'avons pas eu de tirs depuis le bâtiment au cours de l'heure écoulée", a annoncé vers minuit ce responsable sous couvert d'anonymat, sans préciser le nombre de victimes parmi les civils et parmi les assaillants.

Mais selon d'autres responsables somaliens, au moins 13 civils ont été tués au début de l'attaque par ces combattants affiliés à Al-Qaïda.

L'établissement a été détruit par un bombardement des forces de sécurité visant à éliminer les assaillants qui s'y étaient retranchés et doit désormais être débarrassé de tous les explosifs qui auraient pu y être placés.

De très nombreuses personnes ont été prises au piège lorsque l'assaut a commencé et bien que des responsables officiels aient assuré que des dizaines d'entre elles avaient été secourues, y compris des enfants, on ne sait pas combien étaient restées à l'intérieur.

Condamnations internationales

Il s'agit de la plus importante attaque à Mogadiscio depuis que le nouveau président somalien, Hassan Cheikh Mohamoud, a pris ses fonctions en juin, après des mois d'instabilité politique.

Les shebab, qui sont depuis 15 ans engagés dans une insurrection contre le gouvernement fédéral somalien, ont revendiqué la responsabilité de cette opération.

"Un groupe d'assaillants shebab est entré de force dans l'hôtel Hayat à Mogadiscio, les combattants procèdent à des tirs au hasard à l'intérieur de l'hôtel", avait confirmé le groupe au début de l'attaque dans un bref communiqué sur un site internet qui lui est favorable.

Le porte-parole des shebab, Abdiaziz Abu-Musab, a déclaré samedi sur leur station, Radio Andalus, que le groupe avait "infligé de lourdes pertes" aux forces de sécurité.

Les alliés de la Somalie, notamment les États-Unis, le Royaume-Uni et la Turquie, ainsi que l'ONU, ont de leur côté fermement condamné cette attaque.

La **Mission de transition de l'Union africaine en Somalie (**Atmis), chargée d'aider les forces somaliennes à assurer la sécurité du pays d'ici la fin de 2024, a exprimé sa "solidarité" avec le gouvernement somalien.

"Nous exprimons nos sincères condoléances aux familles qui ont perdu des proches, souhaitons un rétablissement complet aux blessés et félicitons les forces de sécurité somaliennes", a déclaré le département d'État américain.