Mobilisation partielle et annexion programmée : le Kremlin riposte

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Par Euronews
Le président russe Vladimir Poutine s'adresse à la nation à Moscou, en Russie.
Le président russe Vladimir Poutine s'adresse à la nation à Moscou, en Russie.   -   Tous droits réservés  De Lagausie, Xavier/

Le Kremlin est confronté à une tâche compliquée : essayer de calmer le peuple russe tout en mobilisant suffisamment d'hommes pour continuer à se battre, selon l'Institut pour l'étude de la guerre.

Les autorités d'occupation russes ont commencé à annoncer les résultats de leurs faux référendums d'annexion, avec des chiffres de participation manifestement falsifiés.

Le 30 septembre, le président Poutine doit s'adresser aux deux chambres du parlement. Le ministère britannique de la Défense a déclaré qu’il existe une possibilité réaliste que dans son discours, Poutine annonce officiellement l'annexion des régions occupées par la Russie en Ukraine.

Cette annexion devrait être entérinée avant le 1er octobre, date du début du cycle normal de conscription d'automne en Russie, pour permettre l’enrôlement forcé de civils ukrainiens pour lutter contre l'Ukraine.

Toujours selon le Ministère britannique de la Défense : Les dirigeants russes espèrent qu’une annonce d'adhésion sera considérée comme une justification de « l'opération militaire spéciale » et consolidera le soutien patriotique au conflit.

Les efforts du Kremlin pour calmer la population russe peinent jusqu'à présent : des manifestations ont eu lieu dans au moins 35 régions le 25 septembre et dans 10 autres le jour suivant.

Le Kremlin pourrait envisager de fermer officiellement ses frontières ou de restreindre plus formellement la circulation des hommes en âge de combattre à l'intérieur du pays, pour mieux mettre en œuvre une mobilisation partielle.