Burkina: Damiba, chef de la junte, démissionne après avoir été renversé par un militaire

Des manifestants devant l'ambassade de France
Des manifestants devant l'ambassade de France Tous droits réservés AP Photo
Par Laurence Alexandrowicz
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Le Burkina Faso a connu en fin de semaine dernière un nouveau putsch. Hier le chef de la junte au pouvoir, le lieutenant-colonel Damiba a finalement accepté de démissionner, après avoir été renversé par le capitaine Ibrahim Traoré. Des manifestations anti-françaises ont secoué le pays.

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Aller vite, et "redynamiser" la lutte anti-jihadiste, ce sont les souhaits du nouveau chef du Burkina Faso. Le pays a connu la fin de semaine dernière un nouveau putsch en moins d'un an, et un changement de direction. Hier le chef de la junte au pouvoir, le lieutenant-colonel Damiba a finalement accepté de démissionner, après avoir été renversé par un capitaine de 34 ans, Ibrahim Traoré : 

 "Il faut vraiment que l'on change de rythme, a déclaré  Ibrahim Traore, chef de la junte et nouveau leader autoproclamé du Burkina Faso. Nous devons changer de rythme. Nous devons aller vite. Tout le pays est en état d'urgence. Donc tout le monde à ce niveau doit être capable d'aller plus vite et d'abandonner la paperasserie inutile."

 L'ex-putchiste Damida était accusé de n'avoir pas fait mieux que son prédécesseur qu'il avait renversé, face aux djihadistes. Ces derniers mois, des attaques tuant des dizaines de civils et de soldats se sont multipliées dans le nord et l'est du Burkina Faso, où des villes sont désormais soumises à un blocus des djihadistes.

La France dans le collimateur

La journée de dimanche à Ouagadougou a été marquée par des manifestations anti-françaises, et pro- russes. Des centaines de personnes favorables au nouveau capitaine Traoré ont tenté d'attaquer l'ambassade de France. Samedi déjà deux Institut français ont été pris pour cible.

Les manifestants réclamaient la fin de la présence militaire française au Sahel, et une coopération militaire avec la Russie.

L'influence de Moscou ne cesse de croître dans plusieurs pays d'Afrique francophone, particulièrement au Mali et en Centrafrique.

La France a démenti avoir accordé une protection au leader déchu, qui se trouverait au Togo.

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