Accord sur une augmentation salariale chez TotalEnergies, sauf pour la CGT qui continue la grève

Des stations-services vides à Paris
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Par Laurence Alexandrowicz
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TotalEnergies accordera une enveloppe d’augmentations salariales pour 2023 de 7% des salaires. La direction appelle donc à la fin de la grève, un message pour la CGT qui a claqué la porte des négociations de la nuit dernière, et qui poursuit le mouvement.

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Va-t-on vers un déblocage de la situation dans les stations-services en France ? Les deux syndicats majoritaires de TotalEnergies, la CFE-CGC et la CFDT, ont signé ce vendredi à la mi-journée l'accord sur les salaires.

La compagnie accordera une enveloppe d’augmentations salariales pour 2023 de 7% des salaires. La direction de TotalEnergies appelle donc à la fin de la grève.
Cela constitue un message pour la CGT qui a claqué la porte des négociations de la nuit dernière, et qui poursuit le mouvement.

Les Français vont-ils devoir encore s'armer de patience pour trouver de l'essence ? Les syndicats qui ont signé l'accord avaient conscience des problèmes engendrés, explique Dominique Convert, de la CFE-CGC chez TotalEnergies  : 

"Cela ne peut pas continuer comme ça. On voit ce qui se passe dans le pays et nous on ne peut pas rester insensibles à ça."

La CGT réclame une hausse de 10%, correspondant à l'inflation plus le partage des larges bénéfices de TotalEnergies. L'accord ne satisfait pas le syndicat. 

"Alors oui, on a quitté la table des négociations parce que ça vous a été dit. En fait finalement, après une heure de suspension de séance, la direction est revenue simplement avec une proposition de vingt euros de plus d'augmentation par mois, dénonce Thierry Defresne, de la CGT. On a trouvé que c'était une provocation ! Donc on a effectivement claqué la porte et quitté la table des négociations."

En revanche la grève a été levée successivement jeudi et vendredi dans les deux seules raffineries du groupe Esso-ExxonMobil en France.

30% des stations continuent de manquer de carburants ; dans la région Centre Val-de-Loire, au sud-ouest de Paris, la proportion monte à presque 45%.

Quatre raffineries, sur sept en France, sont à l'arrêt ce vendredi encore, ainsi que plusieurs dépôts, au grand désespoir des Français qui sont seulement 37% à soutenir le mouvement des grévistes .

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