Afghanistan : les universités interdites aux filles pour non respect du code vestimentaire

Depuis mardi, les jeunes Afghanes ne sont plus acceptées au sein des universités du pays.
Depuis mardi, les jeunes Afghanes ne sont plus acceptées au sein des universités du pays. Tous droits réservés Ebrahim Noroozi/Copyright 2022 The AP. All rights reserved.
Par Euronews avec AFP
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Les universités d'Afghanistan ont été interdites aux filles car ces dernières ne "respectaient pas le code vestimentaire", a expliqué le ministre taliban de l'Enseignement supérieur.

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Des femmes refoulées de leur université. Ce genre de scènes se sont multipliées à travers l'Afghanistan ces derniers jours et ont provoqué un tollé dans le monde entier. Depuis mardi soir, les établissements d'enseignement supérieur afghans sont interdits aux femmes. Le ministre en charge de ce dossier s'est expliquée jeudi dans une interview télévisée.

"Depuis 14 mois, l'obligation de port du hijab n'est pas respecté. Les femmes se maquillent et portent des robes comme si elles allaient à une cérémonie de mariage", justifie Nida Mohammad Nadim, ministre de l'Enseignement supérieur des Talibans. "L'autre problème était que dans la plupart des universités, les hommes et les femmes étaient ensemble et ce système continuait, ce qui n'est pas autorisé selon la charia."

Après la prise du pouvoir par les talibans en août 2021, les universités ont été contraintes d'adopter de nouvelles règles, notamment pour séparer filles et garçons pendant les heures de classe. Les femmes n'étaient autorisées à se voir donner des cours que par des professeurs du même sexeou des hommes âgés.

Cette nouvelle atteinte aux droits des femmes a été un choc pour de nombreuses jeunes Afghanes déjà exclues des écoles secondaires et a suscité des condamnations internationales.

Jeudi, les ministres des Affaires étrangères duG7 ont ainsi estimé que les mesures prises à l'encontre des femmes étaient susceptibles d'équivaloir à "un crime contre l'humanité".L'Unesco a, le même jour, "fermement" condamné l'interdiction faite aux femmes d'accéder aux universités, dénonçant "une profonde violation de la dignité humaine et du droit fondamental à l'éducation".

La veille, l'Organisation de la coopération islamique (OCI) avait jugé que cela "portait gravement atteinte à la crédibilité du gouvernement".

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