PUBLICITÉ

Banques : la faillite de la SVB et son impact limité

Entrée du siège de la Silicon Valley Bank (SVB) à Santa Clara (Californie, Etats-Unis), le 13/03/2023
Entrée du siège de la Silicon Valley Bank (SVB) à Santa Clara (Californie, Etats-Unis), le 13/03/2023 Tous droits réservés Benjamin Fanjoy/2023 AP All Right Reserved
Tous droits réservés Benjamin Fanjoy/2023 AP All Right Reserved
Par euronews avec AFP, AP
Partager cet articleDiscussion
Partager cet articleClose Button
Copier/coller le lien embed de la vidéo de l'article :Copy to clipboardLien copié

La faillite de la Silicon Valley Bank (SVB) a causé une poussée de fièvre ces derniers jours. Mais à présent, la température semble être retombée, à mesure que le risque d'une contagion s'est dissipé.

PUBLICITÉ

La faillite de la Silicon Valley Bank et de deux autres petites banques américaines a fait souffler un coup de chaud ces derniers jours sur toute la finance mondiale.

Mais à présent, la température semble être retombée, à mesure que le spectre d'une contagion s'éloigne.

Et les places financières y sont sensibles. Ce mardi, les principales bourses européennes ont rebondi après les pertes de ces deux derniers jours.

Paolo Grignani est économiste à Oxford Economics. "_Les récents développements qui ont conduit à des taux d'intérêt plus élevés à la fois en Europe et aux États-Unis sont, en fait, globalement positifs pour les banques, pour l'ensemble du système (bancaire).__Mais il peut y avoir des 'poches de vulnérabilité'. Cela vaut pour les banques qui n'ont pas été correctement gérées, comme ce fut le cas pour la SVB. Nous devons vérifier au cas par cas si certaines banques sont plus fragiles que d'autres, _mais on peut dire que globalement, les mesures de solvabilité et de liquidité sont encore assez bonnes."

En influant sur les taux d'intérêt, les banques centrales souhaitent maintenir la pression face à l'inflation.

Début février, la BCE a décidé, pour la cinquième fois en moins d'un an, d'augmenter les taux directeurs.

Contenir la hausse des prix est la priorité, tant pis si les ménages et les entreprises ont plus de mal à emprunter.

Alexandros Nikopoulos est responsable des investissements à HellasFin. "_Les premières choses que les banques centrales examinent, ce sont le chômage et l'inflation.__Lorsqu'elles constatent que l'inflation est trop élevée, que la hausse des prix est forte, ils doivent y remédier. C'est comme soigner un mourant. La première chose à faire est de suivre un remède approprié pour empêcher le patient de mourir. _Naturellement, il est possible qu'au cours de cette thérapie, certaines parties du corps soient endommagées."

Dans le cas de la SVB, les autorités américaines semblent avoir tiré les leçons de la crise financière de 2008 : elles ont agi rapidement pour sécuriser l'ensemble du système bancaire. Avec, pour conséquence, d'endiguer toute propagation au delà des des États-Unis. Pour le moment.

Partager cet articleDiscussion

À découvrir également

Où se situent les banques européennes dans le classement des marques les plus fortes ?

Credit Suisse va emprunter 50 milliards de francs suisses à la banque centrale

Russie : face à l'inflation et la chute du rouble, la BCR relève son taux directeur