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The Cube : François Hollande piégé par des internautes russes grâce au deep fake

François Hollande (Archives)
François Hollande (Archives) Tous droits réservés Gonzalo Fuentes/Copyright 2022 The AP. All rights reserved.
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Par Sophia Khatsenkova
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The Cube : François Hollande piégé par des internautes russes grâce au deep fake

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François Hollande, l'ancien président français, a été dupé par deux internautes russes pro-Kremlin, Vivan et Lexus, qui se sont fait passer pour l'ancien président ukrainien, Petro Porochenko.

La conversation dure environ 15 minutes et a été enregistrée en février. Mais elle n'a été diffusée qu'il y a quelques jours sur les médias sociaux. À un moment donné, le duo russe commence à poser des questions sur l'accord de Minsk et voici ce que l'ancien président français avait à dire.

"Il y avait l'idée que c'était Poutine qui voulait gagner du temps, mais c'était nous [la France et l'Allemagne] qui voulions gagner du temps pour permettre à l'Ukraine de se rétablir, de renforcer ses ressources. Et c'est pourquoi nous devons défendre les négociations de Minsk, dans lesquelles vous [Porochenko] avez joué un rôle très important. Car c'est précisément au cours de ces sept années que l'Ukraine a pu se renforcer, et c'est là que Poutine s'est trompé : il a sous-estimé la capacité des Ukrainiens et leur résistance".

De nombreux utilisateurs de Twitter ont rapidement déclaré que l'interview de l'ancien président français était un aveu que les accords de Minsk n'avaient jamais été signés pour garantir la paix dans la région, mais plutôt pour permettre à l'OTAN de militariser l'Ukraine et de se préparer à attaquer la Russie et à déclencher la guerre.

Deep fake

Contacté par le journal français Libération, l'ancien président français a expliqué que les farceurs avaient utilisé une technologie "deepfake" pour se faire passer pour Petro Porochenko.

M. Hollande a déclaré à Libération : _"Il s'est présenté comme le directeur de cabinet de Porochenko, nous avons vérifié que c'était bien lui, nous n'avions aucune raison de soupçonner quoi que ce soit. (...)_Mais ce qui compte, ce sont les mots que j'ai dits, et ce sont les mots que je dis [publiquement] dans toutes les interviews, s'agissant des accords de Minsk et concernant la responsabilité de la Russie dans le conflit."

Signé en 2015 puis très vite violé, l'accord de Minsk avait pour objectif de mettre fin à la guerre dans le Donbass, à l'est de l'Ukraine. Il a été négocié par François Hollande, chancelier allemand de l'époque, Angela Merkel, Petro Porochenko, et le président russe Vladimir Poutine et les représentants des républiques populaires autoproclamées de Donetsk et de Louhansk.

D'autres posts prétendent à tort que Hollande a admis que l'Occident avait renversé le gouvernement ukrainien lors du soulèvement de Maïdan en 2013, ce qu'il n'a jamais dit au cours de l'interview

Le duo avait déjà piégé d'autres hommes politiques européens, notamment le président français Emmanuel Macron, le président polonais Andrzej Duda et le Premier ministre britannique de l'époque, Boris Johnson.

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