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Crédit Suisse : plus de 60 milliards d'euros de sortie de capitaux au premier trimestre 2023

Le logo du Crédit Suisse, lors de l'assemblée annuelle des actionnaires, le 4 avril 2023, Zurich
Le logo du Crédit Suisse, lors de l'assemblée annuelle des actionnaires, le 4 avril 2023, Zurich Tous droits réservés Michael Buholzer/' KEYSTONE / MICHAEL BUHOLZER
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Par Euronews avec AFP
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Crédit Suisse : plus de 60 milliards d'euros de sortie de capitaux au premier trimestre 2023.

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Credit Suisse a annoncé lundi de nouveaux retraits massifs de fonds et un bénéfice trimestriel en trompe-l'oeil, montrant "l'urgence" de la restructuration qui attend UBS après le rachat forcé de la banque dans la tourmente sous la pression des autorités suisses.

"UBS fait face sans aucun doute à une tâche majeure (et urgente) dans la profonde restructuration de son ancienne concurrente", a réagi à la lecture des chiffres Andreas Venditti, analyste chez Vontobel, dans une note de marché.

Durant le premier trimestre, les sorties de capitaux ont atteint 61,2 milliards de francs suisses (62,5 milliards d'euros), la banque reconnaissant dans un communiqué des sorties "importantes (...) au cours de la seconde moitié de mars" qui "se sont ralenties mais pas encore inversées".

Dans un commentaire boursier, les analystes de la Banque cantonale de Zurich, notent des sorties "inférieures à ce qui était redouté". Au quatrième trimestre, Credit Suisse avait déjà essuyé 110,5 milliards de francs de sorties de capitaux.

Ces résultats, publiés finalement à la veille de ceux d'UBS, "révèlent le mauvais état dans lequel se trouve la firme", a ajouté M. Venditti.

Sous la pression des autorités suisses, UBS a accepté le 19 mars de reprendre Credit Suisse pour 3 milliards de francs suisses afin d'éviter qu'elle ne sombre.

Au premier trimestre, la banque a dégagé un bénéfice net en trompe-l'oeil de 12,4 milliards de francs suisses, conséquence d'un effet comptable lié au rachat par UBS.

Pour faciliter ce rachat, l'autorité de surveillance des marchés en Suisse, la Finma, a ramené à zéro la valeur des obligations à risque dites AT1 (Additionnal Tier 1), mises en place au lendemain de la crise financière de 2008 pour renforcer les fonds propres des banques.

Cette décision a provoqué la stupeur des porteurs de ce type d'obligations qui arrivent normalement en premier dans l'ordre de remboursement en cas de faillite. Certains ont récemment engagé des poursuites à l'encontre du régulateur.

Ce bénéfice net masque une perte avant impôts de 1,3 milliard de francs après ajustements, détaille Credit Suisse. Il s'attend encore à une perte "substantielle" au deuxième trimestre ainsi que sur l'ensemble de l'année 2023, tant au niveau du groupe que dans sa banque d'investissement.

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