PUBLICITÉ

Présidentielle au Guatemala : Sandra Torres Casanova en tête (résultats partiels)

Sandra Torres, candidate à la présidentielle au Guatemala (26/06/23)
Sandra Torres, candidate à la présidentielle au Guatemala (26/06/23) Tous droits réservés Moises Castillo/Copyright 2023 The AP. All rights reserved
Tous droits réservés Moises Castillo/Copyright 2023 The AP. All rights reserved
Par Euronews avec EFE
Partager cet articleDiscussion
Partager cet articleClose Button
Copier/coller le lien embed de la vidéo de l'article :Copy to clipboardLien copié

L'ex-Première dame devrait affronter au second tour le candidat de gauche, Bernardo Arévalo de León, surprenant deuxième de ce scrutin.

PUBLICITÉ

Le candidat de gauche, Bernardo Arévalo de León, est arrivé contre toute attente en deuxième position lors de l’élection présidentielles au Guatemala dominée par l'ancienne première dame Sandra Torres Casanova.

Les deux candidats doivent s'affronter lors d'un second tour en août.

Avec 87 % des bureaux de vote dépouillés, Torres Casanova a obtenu 15,06 % des voix contre 12.23% pour Arévalo de León. Ce dernier, un militant anti-corruption, était pourtant annoncé en septième ou huitième position par les sondages. Il a bénéficié du soutien des zones urbaines.

Quelques incidents

Le scrutin de dimanche s'est déroulé en général dans le calme, même si des incidents ont éclaté dans deux localités de la banlieue de la capitale sur fond d'accusations de fraude et d'achats de vote.

Trois favoris, dont une dirigeante des peuples autochtones maya, ont été écartés de la compétition et les Guatémaltèques ne se font guère d'illusions sur la possibilité de changer la réalité de leur pays en proie à la corruption, la misère et la violence des bandes criminelles.

Le président sortant Alejandro Giammattei (droite) est désavoué à 76% dans les sondages, au terme de quatre ans d'un mandat non renouvelable marqué par la répression contre les magistrats et les journalistes qui dénonçaient la corruption.

Un total de 22 candidats se présentaient aux suffrages de 9,4 millions d'électeurs inscrits, désabusés après l'exclusion du scrutin par la justice ou le Tribunal suprême électoral des favoris des sondages, dont Thelma Cabrera (gauche) appartenant à la population autochtone maya qui représente environ 45% du corps électoral.

Ces évictions ont semé le doute sur la loyauté du scrutin et sur l'impartialité des institutions, accusées de manoeuvrer pour préserver un régime autoritaire et corrompu fondé sur la cooptation par les élites dirigeantes.

Défiance

Durant le mandat du président Giammattei, une dizaine d'anciens procureurs anti-corruption ont été arrêtés tandis que d'autres ont été contraints à l'exil.

Ces magistrats avaient travaillé avec une mission de l'ONU contre l'impunité qui a révélé de retentissants scandales entre 2007 et 2019, dont l'un a débouché sur la démission et à l'arrestation d'un chef de l'Etat.

"Toutes les institutions de l’État, y compris le processus électoral, sont manipulées par des groupes de pouvoir liés à la corruption et au pouvoir traditionnel de l'oligarchie", assure à l'AFP Edie Cux, directeur de l'antenne locale de l'ONG anti-corruption Transparency International.

Le Guatemala est l'un des pays les plus inégalitaires d'Amérique latine, juge la Banque mondiale, avec 10,3 millions de ses 17,6 millions d'habitants qui vivent sous le seuil de pauvreté et un enfant sur deux qui souffre de dénutrition chronique selon l'ONU.

Enfin, des bandes criminelles sèment la terreur dans un pays où le taux de meurtres, qui s'établit à 17,3 pour 100 000 habitants, est le triple de la moyenne mondiale.

Partager cet articleDiscussion

À découvrir également

Guatemala : malgré les embûches, Bernardo Arévalo investi président

Elections européennes : que veulent les électeurs et que promettent les candidats

Elections européennes : que veulent les électeurs et que promettent les candidats