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Ukraine : Odessa de nouveau ciblée par des attaques russes, un mort en Crimée

Un bâtiment détruit après une attaque russe à Odessa, en Ukraine, le jeudi 20 juillet 2023.
Un bâtiment détruit après une attaque russe à Odessa, en Ukraine, le jeudi 20 juillet 2023. Tous droits réservés Pavlo Petrov/Ukrainian Emergency Service via AP
Tous droits réservés Pavlo Petrov/Ukrainian Emergency Service via AP
Par Euronews avec AFP
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Les villes portuaires du sud de l’Ukraine sont visées par des frappes russes depuis l’expiration de l’accord sur l’exportation de céréales ukrainiennes par la mer Noire.

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Moscou a mené de nouvelles frappes sur des villes portuaires du sud de l'Ukraine dont Odessa, grand port de la mer Noire, visée pour la troisième nuit consécutive depuis l'expiration d'un accord crucial pour l'alimentation mondiale.

Autre ville du sud ukrainien, Mykolaïv, a également été touchée par des frappes qui ont fait "dix-huit blessés", selon le gouverneur local Vitaliy Kim cité sur Telegram.

Il a ajouté qu'un "garage et un immeuble résidentiel de trois étages" ont pris feu dans cette ville de construction navale. "Au moins cinq immeubles résidentiels ont été endommagés", a indiqué de son côté le maire de la ville, Oleksandre Sienkevitch.

A Odessa, à environ 100 km au sud-ouest de Mykolaïv, deux personnes ont été hospitalisées à la suite d'une frappe russe qui a causé "des destructions dans le centre" de la ville, a indiqué Oleg Kiper, gouverneur de la région.

Une autre attaque russe menée dans la nuit de mardi à mercredi avait ciblé les terminaux céréaliers et les infrastructures portuaires des ports d'Odessa et de Tchornomorsk. Les silos et les quais du port d'Odessa avaient notamment été endommagés.

Au moins douze personnes avaient été blessées au cours de cette attaque, menée avec des missiles de croisière et des drones explosifs de fabrication iranienne, selon le gouverneur de la région d'Odessa Oleg Kiper.

Dans le nord-ouest de la péninsule annexée de Crimée, "quatre bâtiments administratifs ont été endommagés", a indiqué Sergueï Aksionov sur Telegram, gouverneur local installé par Moscou. "Une adolescente est morte" dans cette attaque, a-t-il ajouté.

Dans l'est de la Crimée, un incendie sur un terrain militaire, accompagné de détonations qui pourraient être celles de stocks de munitions selon des médias en ligne russes, s'était déclaré mercredi, nécessitant l'évacuation de plus de 2 000 personnes de quatre localités adjacentes.

Kyiv frappe régulièrement des garnisons ou des stocks de matériel russes en profondeur des lignes, jusque dans la péninsule de Crimée.

Menaces russes en mer Noire

"Tout le monde est concerné par la terreur russe", a déclaré le président ukrainien Volodymyr Zelensky mercredi lors de son adresse quotidienne, appelant à "traduire en justice la Russie".

L'armée russe a de son côté affirmé n'avoir visé que "des sites industriels militaires, des infrastructures pour le carburant et des dépôts de munitions de l'armée ukrainienne".

Le ministère russe de la Défense a annoncé mercredi que dorénavant "tous les navires naviguant dans les eaux de la mer Noire à destination des ports ukrainiens seront considérés comme des bateaux transportant potentiellement des cargaisons militaires".

Selon Washington, Moscou "pourrait élargir son ciblage (...) pour inclure des attaques sur des bateaux civils" et ensuite "faire porter la responsabilité de ces attaques à l'Ukraine".

Le Kremlin avait averti mardi de nouveaux "risques" en mer Noire après la fin de l'accord sur les céréales signé en juillet 2022 sous l'égide des Nations unies et de la Turquie et que Moscou a refusé de reconduire, dénonçant des entraves au commerce de ses propres engrais et produits alimentaires.

Vladimir Poutine a assuré mercredi que la Russie était prête à revenir à l'accord si ses demandes étaient réalisées "dans leur totalité", accusant les Occidentaux de se servir de cette question comme outil de "chantage politique".

Conséquence du blocage depuis lundi par la Russie du "corridor" sécurisé en mer Noire qui avait été négocié pour exporter par cargos les millions de tonnes de céréales ukrainiennes, le blé a clôturé mercredi à 253,75 euros la tonne sur le marché européen, en hausse de plus de 8%.

En un an, l'accord avait permis de sortir près de 33 millions de tonnes de céréales des ports ukrainiens, contribuant à stabiliser les prix alimentaires mondiaux et à écarter les risques de pénurie.

Des patrouilles demandées par Kyiv

De son côté, Kyiv, qui accuse Moscou de bombarder ses terminaux céréaliers, demande désormais la mise en place de "patrouilles militaires" navales sous mandat de l'ONU et avec la participation notamment de la Turquie, a indiqué à l'AFP Mykhaïlo Podoliak, conseiller de la présidence ukrainienne.

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Il a exclu toute négociation avec Moscou, dont l'objectif est selon lui de "détruire" l'Ukraine.

Sur le front, les combats se concentrent dans l'est de l'Ukraine où les deux armées se font face. Près de Koupiansk, dans le nord-est, la Russie a assuré avoir avancé d'un kilomètre.

Selon le conseiller de la présidence Mykhailo Podoliak, l'Ukraine a besoin pour briser les lignes russes de "200 à 300 véhicules blindés supplémentaires, avant tout des chars", de "60 à 80 avions F-16" et de "5 à 10 systèmes supplémentaires de défense antiaérienne" américains Patriot ou leur équivalents français SAMP/T.

Le Pentagone a annoncé mercredi un nouveau plan d'aide militaire de 1,3 milliard de dollars comprenant notamment quatre systèmes de défense anti-aérienne, pour "repousser l'agression russe à moyen et long terme".

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