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Scandale du baiser forcé : finalement, le patron du Football espagnol Luis Rubiales démissionne...

Luis Rubiales, quand il était encore président de la Fédération de football espagnol, reçu le 22 août par le Premier ministre Pedro Sanchez après la victoire de la Roja.
Luis Rubiales, quand il était encore président de la Fédération de football espagnol, reçu le 22 août par le Premier ministre Pedro Sanchez après la victoire de la Roja. Tous droits réservés Manu Fernandez/Copyright 2023 The AP. All rights reserved
Tous droits réservés Manu Fernandez/Copyright 2023 The AP. All rights reserved
Par euronews
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Il aura fallu trois semaines, la mobilisation des joueuses de l'équipe espagnole de football, de la FIFA et de la justice espagnole pour que Luis Rubiales démissionne. Explications et réactions.

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Il aura fallu trois semaines, la mobilisation des joueuses de l'équipe espagnole de football, de la FIFA et de la justice espagnole pour que Luis Rubiales démissionne de son poste de président de la Fédération espagnole de Football. 

Il l'a annoncé dimanche soir via un réseau social. Il était déjà suspendu pour avoir embrassé sans son consentement la joueuse Jenni Hermoso.

C'était le 20 août à Sydney, en Australie, quelques minutes après le sacre mondial de la Roja, le patron du foot espagnol Luis Rubiales avait embrassé sur la bouche, par surprise, Jennifer Hermoso. (Veuillez noter que la photo du baiser non consenti appartient désormais à l'agence de photos Getty et qu'elle n'est donc pas pu être utilisée dans cet article ou la vidéo).

Les procureurs espagnols avait inculpé Luis Rubiales d'agression sexuelle et de coercition vendredi dernier, deux jours après que Jenni Hermoso l'a formellement accusé d'agression sexuelle.

Depuis une récente réforme du Code pénal espagnol, un baiser non consenti peut être considéré comme une agression sexuelle, catégorie pénale regroupant tout type de violence sexuelle.

Selon une porte-parole du parquet, la peine encourue par Luis Rubiales va de l'amende à quatre ans de prison.

Il avait déjà été suspendu de ses fonctions pour une durée de 90 jours par la FIFA pour son comportement lors de la finale. Après l'ouverture d'un dossier disciplinaire par l'instance mondiale du football, il est resté défiant et hostile envers Jenni Hermoso. 

Dans sa lettre de démission, Luis Rubiales dit d'ailleurs avoir agi avec le souci de protéger le football espagnol, mais se défend de nouveau d'avoir agressé la joueuse de l'équipe nationale. 

"Suite à la rapide suspension de la Fifa et aux procédures ouvertes à mon encontre, il est évident que je ne pourrai pas retrouver mon poste", a-t-il écrit dans cette lettre.

"Je ne veux pas que le football espagnol puisse subir les préjudices de cette campagne disproportionnée" lancée, selon lui, à son encontre, dit-il encore. "J'ai confiance dans la vérité et je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour qu'elle prévale."

"Se Acabo"

Sur un réseau social, la ministre à l'Egalité, Irene Montero, a simplement écrit "Se Acabo" (C'est fini, en espagnol), reprenant un slogan que Jenni Hermoso et ses coéquipières de la sélection avaient également utilisé pour exprimer leur protestation.

"Le pays féministe avance de plus en plus vite", a souligné de son côté Yolanda Diaz, seconde vice-Première ministre du gouvernement espagnol. 

"La transformation et l'amélioration de nos vies sont inévitables. Nous sommes avec toi, Jenni, et avec toutes les femmes", a-t-elle ajouté.

Luis Rubiales a déclaré qu'il avait également démissionné de son poste de vice-président de l'UEFA.

Une victoire éclipsée

Pour les amateurs de football, ce scandale a quasiment éclipsé la victoire de l'Espagne contre l'Angleterre, et le sacre mondial de l'équipe nationale féminine.

Cette affaire a plongé le football espagnol dans le chaos en pleine candidature à l'organisation du Mondial 2030 aux côtés du Portugal et du Maroc.

Critiqué par ses joueuses, le sélectionneur Jorge Vilda, un proche de Rubiales, a été également limogé mardi dernier par la fédération et remplacé par son ancienne adjointe, Montse Tomé.

Son homologue de la sélection masculine, Luis De la Fuente, a dû pour sa part demander "pardon" la semaine dernière pour avoir applaudi, comme de nombreux membres de la fédération, le discours de Rubiales le 25 août.

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Première femme à diriger la sélection féminine, Montse Tomé va devoir rapidement convaincre les 23 championnes du monde de mettre fin à leur grève alors que les prochains matchs internationaux auront lieu les 22 et 26 septembre.

Sources additionnelles • AFP, AP, EFE

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