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Une ex-otage du Hamas dit avoir vécu "l'enfer" avant d'être "bien traitée"

Yocheved Lifshitz, 85 ans, lors de sa prise de parole devant la presse à Tel Aviv, le 7 octobre 2023.
Yocheved Lifshitz, 85 ans, lors de sa prise de parole devant la presse à Tel Aviv, le 7 octobre 2023. Tous droits réservés ERIK MARMOR/AFP or licensors
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Par Euronews avec AFP
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Une otage israélienne libérée par le Hamas palestinien a raconté mardi avoir "traversé l'enfer", été "battue" lors de son enlèvement mais "bien traitée" lors de sa captivité de plus de deux semaines dans la bande de Gaza.

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"J'ai traversé l'enfer, je ne pensais ou ne savais pas que je me retrouverais dans cette situation", a dit Yocheved Lifshitz, 85 ans, à la presse à tel-Aviv, installée sur une chaise roulante à côté de sa fille. Pendant la captivité, "ils se sont assurés que nous n'avions besoin de rien. Ils nous ont bien traités", a-t-elle déclaré.

Elle a été libérée lundi soir, en compagnie de Nourit Kuper, 79 ans, également originaire du kibboutz Nir Oz. Leurs époux sont toujours détenus.

"Ils m'ont kidnappée, j'ai été emmenée sur une moto (...) J'étais allongée sur la moto, mon corps d'un côté et mes jambes de l'autre et les +shabab+ (jeunes Palestiniens) m'ont battue en chemin, ils ne m'ont pas cassé les côtes mais m'ont fait très mal et j'ai eu du mal à respirer", a-t-elle dit.

Sa situation était meilleure pendant la captivité: "un médecin venait tous les deux ou trois jours pour voir comment nous allions et pour s'assurer que nous avions des médicaments", a-t-elle ajouté.

"Ils ont pris en compte tous nos besoins, je les salue pour ça, ils étaient très courtois. Ils s'assuraient que nous étions propres, que nous mangions. Nous mangions la même chose qu'eux", a-t-elle poursuivi, précisant qu'on l'avait installée sur un matelas.

"Ils semblaient prêts pour cela, ils l'avaient préparé depuis un moment, ils avaient tout ce dont des hommes et des femmes ont besoin, même du shampooing."

Mme Lifshitz a déclaré que ses ravisseurs avaient tenté de discuter de politique avec les otages mais que ceux-ci ont refusé.

"Nous ne voulions pas parler politique avec eux, nous étions leurs otages, nous n'avons pas répondu. Mais ils ont parlé de toute sorte de chose. Ils étaient très aimables avec nous".

Quelque 220 otages israéliens, étrangers ou binationaux ont été enlevés par des commandos du Hamas lors d'une attaque sanglante qui a fait plus de 1.400 morts, en majorité des civils, menée sur le sol israélien le 7 octobre.

Depuis, l'armée israélienne pilonne sans relâche en représailles la bande de Gaza contrôlée par le mouvement islamiste palestinien, qui a annoncé mardi dans son dernier bilan le décès de 5.791 personnes depuis le début de la guerre.

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