La Lituanie n'oublie pas la répression politique de 1991 menée par l'Union soviétique

Le président lituanien Gitanas Nausėda a participé à une cérémonie commémorative près de la tour de télévision à Vilnius.
Le président lituanien Gitanas Nausėda a participé à une cérémonie commémorative près de la tour de télévision à Vilnius. Tous droits réservés Gitanas Nausėda
Par euronews avec AP
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Les Lituaniens ont commémoré le 33e anniversaire de l'échec de la répression soviétique contre l'État lituanien nouvellement indépendant, qui avait causé la mort de 15 personnes en janvier 1991.

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Les Lituaniens ont commémoré un anniversaire symbolique alors que la guerre en Ukraine fait toujours rage. Du point de vue lituanien, la répression soviétique de 1991 était une tentative de coup d’État étranger, puisque le pays avait déclaré son indépendance (une restauration de l’indépendance en réalité) près d’un an auparavant, en mars 1990. 

Mais cette déclaration n'avait pas été reconnue, ni par Moscou ni par la plupart des autres pays.

Les événements ont commencé le 7 janvier 1991, lorsque le gouvernement lituanien a libéralisé les prix (dans le cadre d'une économie planifiée, les prix étaient fixés et contrôlés de manière centralisée). Les produits alimentaires, en particulier, ont immédiatement été multipliés par 3 ou 4. Cette mesure avait donné aux forces pro-soviétiques une raison d’organiser des manifestations antigouvernementales sous le mot d’ordre du retour en URSS. Dans le contexte de ces protestations, le président soviétique Gorbatchev avait exigé le rétablissement de la constitution soviétique en Lituanie.

À partir du 11 janvier, les forces russes, principalement des troupes aéroportées et l'unité spéciale du KGB "Alfa", avaient commencé à s'emparer de divers bâtiments clés à Vilnius et dans d'autres villes. Dans la nuit du 12 au 13 janvier, les troupes soviétiques avaient ensuite pris d'assaut le studio central de télévision. Cette opération avait coûté la vie à 14 personnes et avait suscité une tempête de condamnations partout en URSS et à l'étranger. Les hauts responsables soviétiques n'ont jamais reconnu leur responsabilité dans le déclenchement de cette opération qui aura fait sur la période entre 700 et 900  blessés.

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