Les efforts diplomatiques se poursuivent alors que le président américain Donald Trump cherche à obtenir un accord de cessez-le-feu entre Israël et le Hamas. Israël a déjà accepté la proposition américaine, tandis que le Hamas a "soumis une réponse positive" aux médiateurs.
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu est à Washington ce lundi pour rencontrer le président américain Donald Trump afin de discuter du nouvel accord de cessez-le-feu à Gaza.
Netanyahu a déclaré aux journalistes que Donald Trump "peut certainement aider à faire avancer" les efforts de cessez-le-feu, ajoutant qu'Israël n'a "jamais eu un tel ami à la Maison Blanche".
Le dirigeant israélien a déclaré qu'il était déterminé à ramener les derniers otages détenus par le Hamas. Selon lui, 20 d'entre eux sont encore en vie, tandis que 30 sont morts. Il a également souligné l'objectif israélien d'éliminer le pouvoir militaire et gouvernemental du Hamas.
Donald Trump aurait proposé à Israël et au Hamas un premier accord de cessez-le-feu de 60 jours. Cet accord impliquerait la libération partielle des otages détenus par le Hamas à Gaza ainsi qu'une augmentation de l'aide humanitaire autorisée à entrer dans le territoire.
Selon M. Trump, Israël a accepté l'accord et le Hamas a publié une déclaration vendredi indiquant que sa réaction était "positive", mais que les détails du cessez-le-feu devaient encore être réglés.
Israël a envoyé une équipe de négociateurs au Qatar samedi pour organiser des discussions sur le sort des otages avec le Hamas, dans le cadre des efforts diplomatiques en cours.
Selon l'Associated Press, la dernière proposition de cessez-le-feu implique que le Hamas remette 10 otages vivants et 18 otages morts. Les forces israéliennes se retireraient dans une zone tampon le long des frontières de Gaza avec Israël et l'Égypte, et des quantités importantes d'aide seraient autorisées à entrer dans le territoire.
L'aide serait distribuée par les agences des Nations unies et le Croissant-Rouge palestinien et non plus par le très décrié GHF (Gaza Humanitarian Fondation), gérée par Israël et des sous traitants américains.
Comme dans les précédents accords de cessez-le-feu, les prisonniers palestiniens détenus dans les installations israéliennes seraient libérés en échange des otages, mais leur nombre n'a pas encore été fixé.
Bien que le document ne garantisse pas la fin définitive de la guerre - une condition réclamée depuis longtemps par le Hamas - il précise que des négociations en vue d'un cessez-le-feu permanent auront lieu au cours des 60 premiers jours. Il indique également que "le président Donald Trump garantit l'adhésion d'Israël" à l'arrêt des opérations militaires.
Cette garantie personnelle semble être une tentative de rassurer le Hamas sur le fait qu'Israël ne reprendra pas les combats comme il l'a fait en mars lors d'un précédent cessez-le-feu, alors que les négociations pour le prolonger étaient dans l'impasse.