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Explosion d'un site Seveso près de Lyon : l'un des blessés n'a pas survécu

Un incendie fait rage dans une installation chimique de Shell à Deer Park, vendredi 5 mai 2023, à l’est de Houston.
Un incendie fait rage dans une installation chimique de Shell à Deer Park, vendredi 5 mai 2023, à l’est de Houston. Tous droits réservés  AP Photo
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Par Euronews avec agences
Publié le Mis à jour
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Le bilan s'alourdit après l’explosion survenue lundi dans l’usine chimique Elkem Silicones. Une enquête a été ouverte par le parquet de Lyon pour "blessures involontaires" afin de déterminer les causes de l’accident.

Au lendemain de l'explosion dans l'usine chimique Elkem Silicones de Saint-Fons, un des employés du site, un homme âgé de 47 ans, est décédé, a déclaré une source préfectorale à Euronews, confirmant les informations du Progrès et de BFM Lyon.

Plus tôt, dans la journée de mardi, l'AFP a rapporté que le pronostic vital de l'un des quatre blessés restait engagé. Trois d’entre eux avaient été grièvement brûlés.

Comme l'a indiqué Guillaume Artois, chargé de la communication du site cité par les médias français, les victimes sont trois hommes et une femme qui travaillaient dans l’atelier pilote de l’usine : un ingénieur chimiste, deux techniciens spécialisés et une salariée du département santé-environnement.

Le parquet de Lyon a ouvert une enquête pour "blessures involontaires par personne morale suivies d'incapacité supérieure à trois mois". Les investigations, destinées à déterminer les causes et les circonstances de l’explosion, ont été confiées à la Division de la criminalité organisée et spécialisée (DCOS, ex-PJ) ainsi qu’à la Direction départementale de l’emploi, du travail et des solidarités (DDETS).

L’atelier concerné est, selon Guillaume Artois, "une unité bien particulière, un laboratoire pilote, non connecté au reste du site". Installé en 2021, il répondait aux "dernières normes de sécurité".

L’équipe y menait des tests sur une méthode de dévolatilisation d’huiles de silicone hydrogénées, une opération qualifiée de "relativement courante dans un atelier pilote".

SelonGuillaume Artois, une réaction se serait mal déroulée et l’équipe serait intervenue. Ce serait lors de cette intervention qu'"une émission, probablement d’hydrogène gazeux" aurait pu provoquer l’explosion.

L’explosion, survenue en début d’après-midi, a provoqué un incendie mobilisant une centaine de pompiers et une trentaine d’engins, qui sont parvenus à maîtriser les flammes en début de soirée et à sécuriser le site. L’autoroute A7, les voies ferrées et la navigation sur le Rhône à proximité du site ont été interrompues pendant plusieurs heures, tandis que les habitants des communes environnantes ont été appelés à se confiner.

Le plan Orsec, acronyme d'"organisation des secours" en cas d’événement grave, avait été déclenché.

Le site avait déjà été le théâtre d’un accident grave en 2016, lorsqu’un incendie de fûts de silicone dans un entrepôt de 2 500 m² avait coûté la vie à une personne.

De nombreuses industries sont concentrées au sud de Lyon, dans un bassin fortement peuplé, le long de l’autoroute A7 très fréquentée. Le confinement des riverains n'a duré que quelques heures, et les autorités n'ont, pour l'heure, relevé "aucun risque de toxicité". Selon les données des agrégateurs météorologiques disponibles, le vent est resté très faible mardi après-midi, ne dépassant pas 5 à 7 km/h, ce qui a pu favoriser une gestion plus rapide de la crise.

"Les mesures de l'air restent bonnes", a indiqué mercredi la préfecture du Rhône à Euronews.

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