Le Premier ministre du Groenland, Jens Frederik Nielsen, a fermement rejeté les déclarations du président américain qui souhaite placer le territoire danois sous la coupe des États-Unis, et a appelé au dialogue ainsi qu’au respect du droit international.
Le président américain Donald Trump a réitéré dimanche son intention d'annexer le Groenland, au lendemain d'une vaste opération militaire américaine au Venezuela, qui a conduit à la capture du président Nicolás Maduro et de son épouse.
Cette déclaration a provoqué une réponse immédiate de la Première ministre danoise, Mette Frederiksen, qui dénonce un projet "absurde".
"Je demande instamment aux États-Unis de mettre fin à leurs menaces contre un allié historique et contre un territoire et un peuple qui ont clairement fait savoir qu’ils n’étaient pas à vendre", a-t-elle déclaré.
"Je dois le dire très clairement aux Etats-Unis : il est tout à fait absurde de dire que les Etats-Unis devraient prendre le contrôle du Groenland".
Mais Donald Trump n'en démord pas et affirme que l'annexion du Groenland est une question de "sécurité nationale" pour les États-Unis.
"C'est tellement stratégique. En ce moment, le Groenland est couvert de navires russes et chinois", a déclaré le président américain dimanche, à bord d'Air Force One. "Nous avons besoin du Groenland du point de vue de la sécurité nationale et le Danemark ne sera pas en mesure de le faire, je peux vous le dire".
Le Groenland fait partie du royaume du Danemark - qui est membre de l'OTAN - depuis le début du XVIIIe siècle, et obtient un statut d'autonomie partielle en 1979.
"Notre pays n'est pas l'objet de la rhétorique des superpuissances", a déclaré le Premier ministre du Groenland, Jens-Frederik Nielsen. "Nous sommes un peuple. Un pays. Une démocratie. Cela doit être respecté".