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L'ancien dirigeant nationaliste corse Alain Orsoni abattu lors des funérailles de sa mère

DOSSIER : Un policier masqué se tient à côté d'un ruban de police après un incident à Paris, le 3 octobre 2019.
DOSSIER : Un policier masqué se tient à côté d'un ruban de police après un incident à Paris, le 3 octobre 2019. Tous droits réservés  AP Photo
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Par Euronews
Publié le Mis à jour
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Alain Orsoni, 71 ans, ancien dirigeant du FLNC et ancien président du club de football AC Ajaccio, a été tué par un tireur embusqué lors des funérailles de sa mère à Vero.

Alain Orsoni, ancien dirigeant séparatiste corse et ex-président du club de football AC Ajaccio, a été tué par un tireur embusqué lundi, alors que les personnes en deuil se rassemblaient pour les funérailles de sa mère dans le village de Vero.

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Selon les autorités, Orsoni, âgé de 71 ans, a été atteint d'une seule balle à la poitrine vers 16h30, après la cérémonie d'enterrement.

Le procureur d'Ajaccio, Nicolas Septe, a déclaré que le tir avait été effectué à longue distance, à plusieurs centaines de mètres. "Il a été touché au cœur par une seule balle, tirée à longue distance", a-t-il déclaré à la presse.

Le père Roger Polge, qui a dirigé les funérailles, a déclaré à France 3 Corse ViaStella qu'il avait entendu un coup de feu pendant le deuil et qu'Orsoni était tombé raide mort. "Qu'est-ce qui se passe dans notre maison ?", s'est-il écrié.

Orsoni avait quitté le Nicaragua, où il vivait, pour assister aux funérailles de sa mère dans son village natal, à une trentaine de kilomètres au nord d'Ajaccio.

Le parquet national de lutte contre la criminalité organisée - le nouveau tribunal français chargé principalement des affaires de trafic de stupéfiants, de traite des êtres humains, de proxénétisme et de vol à main armée - a pris en charge l'enquête lundi soir, ce qui constitue sa première mission depuis son lancement le 5 janvier.

Il travaille en collaboration avec la juridiction interrégionale spécialisée de Marseille. Les enquêteurs ont ouvert une enquête pour meurtre en bande organisée et association de malfaiteurs.

Liens avec le football et intérêts dans les jeux

Orsoni est devenu l'un des dirigeants du Front de libération nationale de la Corse (FLNC) dans les années 1980, après l'assassinat de son frère Guy, également militant séparatiste, en 1983.

Il a fondé le Mouvement pour l'autodétermination (MPA) en 1990 à la suite d'une scission au sein du mouvement nationaliste corse. Ses adversaires l'ont surnommé le "Mouvement pour les affaires".

Il est élu à l'assemblée territoriale de Corse en 1986 en tant que représentant du Mouvement pour l'autodétermination de la Corse.

Orsoni a fui la Corse en 1996 lors de violentes querelles au sein du mouvement nationaliste. Il a vécu 13 ans en exil en Floride, au Nicaragua et en Espagne, où il avait des intérêts commerciaux dans le domaine du jeu.

Il est revenu en Corse en 2008 et est devenu président de l'AC Ajaccio, succédant à son ami Michel Moretti après sa mort. La même année, la police a déjoué un complot d'assassinat contre lui impliquant des membres du gang criminel du "Petit Bar".

DOSSIER : Des policiers à la recherche d'indices après l'assassinat du nationaliste corse Antoine Nivaggioni à Ajaccio, en Corse, le 18 octobre 2010.
DOSSIER : Policiers à la recherche d'indices après l'assassinat du nationaliste corse Antoine Nivaggioni à Ajaccio, en Corse, le 18 octobre 2010. Jean-Pierre Belzit/AP

Orsoni a été président du club de 2008 à 2015, puis à nouveau en 2022 lorsque le club est remonté en Ligue 1. Le club est relégué en 2023 en raison de difficultés financières et exclu de toutes les compétitions nationales pour 2025-26. Il quitte la présidence en septembre 2024.

Son fils Guy, né en 1984 et nommé d'après son oncle assassiné, est considéré comme une figure importante du crime organisé corse.

Guy Orsoni a été condamné en mai 2025 à 13 ans de prison pour avoir tenté d'assassiner Pascal Porri, membre présumé du gang du Petit Bar, en 2018. Guy Orsoni a lui-même survécu à une tentative d'assassinat en septembre 2018.

L'assassinat d'Alain Orsoni fait partie des assassinats les plus marquants en Corse depuis le meurtre de l'avocat Antoine Sollacaro en 2012. Sollacaro avait été l'avocat d'Orsoni.

Son assassin a été condamné à 30 ans de prison en décembre, mais le cerveau présumé, Jacques Santoni, soupçonné de diriger le gang du Petit Bar, est toujours en liberté.

Une rivalité existe depuis des années entre le clan Orsoni et l'organisation criminelle Petit Bar.

Alors que le séparatisme armé en Corse s'est largement apaisé, le nationalisme politique reste influent dans la politique de l'île, les partis pro-autonomie dominant aujourd'hui l'assemblée territoriale de l'île.

Le gouvernement français a accordé à la Corse un statut administratif spécial au début des années 2000 et a élargi son autonomie dans le cadre de réformes ultérieures, bien que des revendications en faveur d'une plus grande autodétermination persistent dans certains segments de la population de l'île, qui compte environ 350 000 habitants.

Sources additionnelles • AP

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