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Guerre au Moyen-Orient : Washington assure que l'Iran négocie, Téhéran continue de démentir

Des flammes s'élèvent d'une installation de stockage de pétrole au sud de Téhéran à la suite de frappes sur la ville, 7 mars 2026.
Des flammes s'élèvent d'une installation de stockage de pétrole au sud de Téhéran à la suite de frappes sur la ville, 7 mars 2026. Tous droits réservés  AP Photo
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Par Gavin Blackburn
Publié le
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Donald Trump, qui assure que des négociations sont menées avec Téhéran, menace de faire "déchaîner l'enfer" sur l'Iran si le régime faisait "encore un mauvais calcul".

Les États-Unis et l'Iran négocient-ils alors que la guerre au Moyen-Orient entre dans son 27e jour ? Oui, selon Washington, qui assure que Téhéran participe bien aux pourparlers et souhaite un accord pour mettre fin au conflit. "Mais ils ont peur de le dire", car ils craignent "de se faire tuer par les leurs", a déclaré Donald Trump, mercredi 25 mars.

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Un discours qui contraste avec celui du chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, qui affirme que l'Iran "n'a pas l'intention de négocier" et compte "continuer à résister". "Parfois, des messages peuvent être transmis, mais ça ne peut en aucun cas être qualifié de dialogue, ni de négociations", a-t-il déclaré à la télévision d'État. "L'Iran veut mettre fin à la guerre dans ses propres conditions", a-t-il répété.

Dans les faits, aucun détail n'a été communiqué sur le ou les dirigeants chargé des négociations évoquées par Washington. De plus, Téhéran a rejeté, ce mercredi, le plan en quinze points de Washington. "La fin de la guerre interviendra lorsque l'Iran décidera qu'elle doit prendre fin, et non lorsque le président [Donald] Trump envisagera sa conclusion", avait communiqué Press TV, la chaîne de télévision publique en langue anglaise, citant un responsable anonyme.

Plus tôt dans la journée, Donald Trump avait promis de "déchaîner l'enfer" sur l'Iran si Téhéran n'acceptait pas un accord pour mettre fin à la guerre.

"Si l'Iran n'accepte pas la réalité du moment, s'il ne comprend pas qu'il a été vaincu militairement et qu'il continuera à l'être, le président [Donald] Trump veillera à ce qu'il soit frappé plus durement qu'il ne l'a jamais été auparavant", a déclaré la secrétaire de presse Karoline Leavitt lors d'un point de presse. "Le président [Donald] Trump ne bluffe pas. L'Iran ne doit pas se tromper de nouveau dans ses calculs."

"Les pourparlers se poursuivent et ils sont productifs", a-t-elle ensuite assuré.

Karoline Leavitt, secrétaire d'État à la Maison-Blanche, s'adresse aux journalistes dans la salle de presse James Brady de la Maison-Blanche, le 25 mars 2026.
La secrétaire de presse de la Maison-Blanche, Karoline Leavitt, s'adresse aux journalistes dans la salle de presse James Brady à la Maison-Blanche, le 25 mars 2026. AP Photo

Égypte et Pakistan comme médiateur

La proposition états-unienne a été transmise à Téhéran par Islamabad, qui est en bons termes avec les deux belligérants. Deux responsables pakistanais avaient décrit la proposition de manière générale, affirmant qu'elle portait sur l'allègement des sanctions, le recul du programme nucléaire iranien, la limitation des missiles et la réouverture du détroit d'Ormuz, par lequel un cinquième du pétrole mondial est acheminé.

Un fonctionnaire égyptien participant aux efforts de médiation a qualifié cet accord de "complet" et a déclaré qu'il comprenait également des restrictions sur le soutien de l'Iran à des groupes armés.

Les médiateurs font pression pour que l'Iran et les États-Unis s'entretiennent en personne. Une rencontre pourrait même être organisée dès ce vendredi, au Pakistan, selon des responsables égyptiens et pakistanais.

Selon Donald Trump, Washington mène bien des négociations, notamment via l'envoyé spécial Steve Witkoff, le gendre du président républicain Jared Kushner, le secrétaire d'État Marco Rubio et le vice-président J.D. Vance.

Le président américain Donald Trump s'exprime dans le bureau ovale de la Maison Blanche, le 24 mars 2026.
Le président américain Donald Trump s'exprime dans le bureau ovale de la Maison Blanche, le 24 mars 2026. AP Photo

La contre-proposition de l'Iran

Dans le même temps, Press TV a présenté le plan en cinq points du responsable qui a rejeté la proposition américaine. Selon la télévision d'État, il comprend l'arrêt des assassinats de fonctionnaires, des moyens pour s'assurer qu'aucune autre guerre n'est menée contre l'Iran, des réparations pour la guerre, la fin des hostilités et "l'exercice par l'Iran de sa souveraineté sur le détroit d'Ormuz".

Ces mesures, en particulier les réparations et le maintien de l'étranglement du détroit d'Ormuz, seront probablement inacceptables pour la Maison Blanche, car l'approvisionnement en énergie dans le monde entier reste affecté par la guerre.

Tout pourparler entre les États-Unis et l'Iran se heurterait à des difficultés monumentales. Téhéran a déclaré qu'il restait très prudent avec Washington, qui a lancé des frappes sur l'Iran à deux reprises sous l'administration Trump, y compris avec les frappes du 28 février qui ont déclenché la guerre actuelle.

"Nous avons une expérience très catastrophique de la diplomatie américaine", a déclaré Esmail Baghaei, porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, à India Today, mardi.

Sources additionnelles • AP, AFP

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