Le secrétaire d'État du Vatican, Pietro Parolin, a confirmé que le Saint-Siège avait tenté de négocier une exfiltration pacifique de Maduro vers la Russie, avant sa capture par les forces américaines.
Samedi, Pietro Parolin s'est exprimé dans le Washington Post au sujet des efforts diplomatiques du Vatican autour de la crise vénézuélienne. Le secrétaire d'État du Saint‑Siège a reconnu que des démarches discrètes avaient été entreprises auprès de Nicolás Maduro et d'autres dirigeants du régime chaviste dans l'espoir de trouver une issue pacifique au conflit, y compris en explorant la possibilité d'un exil à l’étranger.
"Nous avions tenté ce que certains journaux ont évoqué ", a déclaré Parolin lors d'un événement public, faisant référence à la possibilité envisagée de négocier un départ pour Maduro et son entourage avant sa capture par les États‑Unis.
L'idée était simple : éviter un déferlement de violence en trouvant une solution négociée. Mais, a ajouté Parolin, ces plans se sont heurtés à la "réalité du terrain" et à un fait accompli, rendant impossible toute médiation efficace.
Selon les informations révélées, l'initiative aurait inclus une proposition invitant Maduro à se retirer du pouvoir et à profiter d'une partie de sa fortune à l'étranger, notamment en Russie, avec des garanties de sécurité. L'offre aurait été refusée, Maduro estimant que Washington n'interviendrait pas.
Le Venezuela sur la corde raide
Le secrétaire d'État du Vatican a qualifié la situation au Venezuela de "grande incertitude", exprimant l'espoir qu'elle évolue vers la stabilité, une démocratisation du pays et une reprise économique, encore aujourd’hui lointaine. "Les gens souffrent", a‑t‑il ajouté sans détour, soulignant la précarité de la situation.
Le diplomate du Vatican a insisté sur l'engagement constant du Saint‑Siège en faveur d'une solution pacifique, même si les tentatives de médiation n'ont pas abouti.
De son côté, le pape Léon XIV s'est adressé vendredi au corps diplomatique accrédité auprès du Saint‑Siège, appelant à respecter la volonté du peuple vénézuélien et à privilégier le dialogue pacifique plutôt que le recours à la force.