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Macron classe LFI à l'extrême gauche et en dénonce des "expressions antisémites"

Le président français Emmanuel Macron s'adresse au public lors d'une session de la Conférence sur la sécurité de Munich, en Allemagne, le vendredi 13 février 2026.
Le président français Emmanuel Macron s'adresse au public lors d'une session de la Conférence sur la sécurité de Munich, en Allemagne, le vendredi 13 février 2026. Tous droits réservés  Michael Probst/Copyright 2026 The AP. All rights reserved
Tous droits réservés Michael Probst/Copyright 2026 The AP. All rights reserved
Par Serge Duchêne avec AFP
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Le chef de l'État français s'est immiscé dans le débat autour du positionnement de La France insoumise suite à son classement, début février, à l'extrême gauche de l'échiquier politique que le bloc mélenchoniste rejette vigoureusement.

Emmanuel Macron considère que La France insoumise est un mouvement d'"extrême gauche", au sein duquel émergent "des expressions antisémites" qui "doivent être combattues", dans un entretien accordé vendredi midi à Radio J et diffusé dimanche.

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"Je crois qu'il n'y a pas tellement de mystère pour dire qu'ils sont à l'extrême gauche", déclare le chef de l'Etat dans les propos rapportés par l'AFP.

Dans une circulaire du 2 février concernant les nuances politiques des candidats pour les élections municipales, place Beauvau a classé pour la première fois depuis la création du parti en 2016 La France insoumise (LFI) dans le bloc d’« extrême gauche », comme Lutte ouvrière, Nouveau Parti anticapitaliste, Parti ouvrier indépendant ou Révolution permanente.

LFI conteste ce qualificatif,porteur, pour eux, d’une connotation disqualifiante, dénonçant un "trucage" digne d'une "république bananière", dans les mots du leader Insoumis Jean-Luc Mélenchon. « Pourquoi ce changement ? Pourquoi maintenant ? », a-t-il fustigé, le 7 février, annonçant un recours devant le Conseil d’Etat. De son côté, le premier secrétaire du Parti socialiste (PS), Olivier Faure, a jugé qu’il n’était « pas juste » de classer LFI à l’extrême gauche et dénoncé une manœuvre de dédiabolisation de l’extrême droite.

Lauren Nuñez n'en démord pas. «Chez la France insoumise, il y a un refus de la discussion parlementaire, des appels systématiques à la censure, on refuse d’aller voir le gouvernement pour des réunions de travail», se justifiait le ministre de l’Intérieur lundi 9 février sur BFMTV, après la publication du texte administratif classant LFI à «l’extrême gauche».

Relents d'antisémitisme

"Je crois qu'il n'y a pas tellement de mystère pour dire qu'ils sont à l'extrême gauche", juge le chef de l'Etat dans l'entretien avec radio J. "Je constate que dans les positions qu'ils prennent, en particulier sur l'antisémitisme, ils contreviennent à des principes fondamentaux de la République", a également déclaré Emmanuel Macron.

"Il y a clairement des expressions antisémites qui émergent, qui doivent être combattues, d'où qu'elles soient", a ajouté le président, ajoute qu'au sein du Rassemblement national, il y a également des parlementaires, qui, "de la même manière, ont des expressions, défendent des idées" contraires à ces principes.

Vendredi, à l'occasion de son hommage à Ilan Halimi, jeune juif séquestré et torturé à mort en raison de sa religion en 2006, Emmanuel Macron a dénoncé ce qu'il a qualifié d'”hydre antisémite” qui s'est insinuée dans “toutes les fissures” de la société et prôné une "peine d'inéligibilité obligatoire" pour les élus coupables "d'actes et propos antisémites, racistes et discriminatoires".

"Le gouvernement va présenter un tel texte", a-t-il affirmé sur Radio J, se disant confiant que cette loi puisse être votée au Parlement et s'appliquer avant 2027.

Par ailleurs, ne réservant pas son attention qu'à une seule frange du spectre politique en France, Emmanuel Macron a aussi tancé le tout récent candidat à la présidentielle 2027 Bruno Retailleau (LR).

Macron a appelé à faire "très attention à l'Etat de droit" et à "ne pas mettre en l'air notre Constitution ou donner le sentiment aux Français que leurs problèmes viendraient de là", lors d'un entretien avec Radio J au cours duquel il était invité à réagir aux récents propos de Bruno Retailleau sur de supposées "dérives de l'Etat de droit".

"Il faut parfois changer des règles, donc l'état du droit, mais il faut faire très attention à l'État de droit parce qu'il nous garantit la possibilité de vivre libre et ensemble", a-t-il affirmé lors cet entretien enregistré vendredi midi à l'Elysée, mais publié dimanche.

Sources additionnelles • Le Monde, franceinfo

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