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Ukraine : Emmanuel Macron "très sceptique" sur une paix à court terme

DOSSIER - Volodymyr Zelenskyy, Emmanuel Macron et Keir Starmer signent une déclaration sur le déploiement d'une force post-cessez-le-feu en Ukraine
DOSSIER - Volodymyr Zelenskyy, Emmanuel Macron et Keir Starmer signent une déclaration sur le déploiement d'une force post-cessez-le-feu en Ukraine Tous droits réservés  AP Photo
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Par Sophia Khatsenkova
Publié le Mis à jour
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Réunis le jour du quatrième anniversaire de l'invasion russe à grande échelle, les alliés exhortent Moscou à accepter un "cessez-le-feu complet et inconditionnel", et confirment leur aide militaire et énergétique à Kyiv.

Emmanuel Macron s’est montré pessimiste ce mardi quant à la possibilité d’aboutir rapidement à une issue diplomatique au conflit en Ukraine. S’exprimant par visioconférence lors d’une réunion de la "Coalition des volontaires" pour marquer le quatrième anniversaire de l’invasion russe, il a affirmé être "très sceptique" sur l’éventualité d’une paix à court terme.

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Selon le chef de l’État, les initiatives diplomatiques doivent se poursuivre, mais Moscou ne manifeste pas de réelle volonté de mettre fin aux hostilités. "Il n'y a pas de volonté côté russe d'aboutir à la paix", a-t-il estimé, tout en soulignant que la Russie subit, selon lui, des revers sur le plan stratégique.

La réunion s’est tenue à l’invitation du Premier ministre Keir Starmer, du président Emmanuel Macron et du chancelier Friedrich Merz, avec la participation de plus de trente dirigeants. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky était, lui, entouré à Kyiv de plusieurs dirigeants européens.

Dans un communiqué envoyé par l'Élysée, les alliés ont souligné leur unité face à Moscou et ont exhorté Vladimir Poutine "à s’engager de manière constructive aux discussions et à accepter un cessez-le-feu complet et inconditionnel."

Ils ont aussi rappelé "le rôle que la Coalition des volontaires jouerait pour apporter des garanties de sécurité à plusieurs niveaux", notamment via une force multinationale pour l’Ukraine, "avec le soutien des États-Unis".

Emmanuel Macron a également insisté au début de la réunion sur la nécessité, pour certains des quelque 35 pays membres de la coalition, de "lever leurs réserves" concernant les garanties de sécurité à apporter à l’Ukraine après un cessez-le-feu, "afin de faciliter le travail des planificateurs".

La coalition a également annoncé vouloir "intensifier la pression économique sur la Russie, notamment par des sanctions supplémentaires et en ciblant la flotte fantôme russe, les réseaux de commerce pétrolier, le complexe militaro-industriel russe et en perturbant les réseaux financiers russes".

Les dirigeants ont condamné "les attaques incessantes et effroyables menées par la Russie contre les villes et les infrastructures civiles ukrainiennes", évoquant leurs "conséquences humanitaires désastreuses pendant les mois d'hiver rigoureux".

Ils se sont engagés à "fournir une aide supplémentaire aux infrastructures énergétiques de l’Ukraine, notamment en continuant à fournir des moyens de défense aérienne", et ont salué "les nouveaux engagements de plus d'un demi-milliard d'euros" pour le Fonds de soutien à l’énergie ukrainienne.

Ces derniers mois, de vastes régions du pays ont été privées d’électricité et de chauffage en raison des bombardements russes.

Zelensky réclame un soutien renforcé

Dans un message vidéo diffusé avant la réunion, le président ukrainien a affirmé que Vladimir Poutine n’avait "pas atteint ses objectifs".

Le Kremlin, de son côté, continue d’affirmer que ses objectifs militaires maximalistes ne sont pas atteints, ce qui, selon lui, justifie la poursuite des combats.

Selon le communiqué de l’Élysée, les membres de la Coalition se sont également félicités pour les "récentes contre-attaques ukrainiennes qui ont permis de reprendre des territoires" et ont promis de poursuivre leur soutien "notamment par le biais du prêt de 90 milliards d'euros accordé par l’Union européenne et de contributions bilatérales."

Volodymyr Zelensky a également réclamé davantage d’équipements de défense antiaérienne, notamment des missiles PAC-2 et PAC-3 utilisés par les systèmes Patriot de fabrication américaine. Depuis l’arrêt des livraisons directes de Washington l’an dernier, les pays européens achètent une partie de ce matériel via des programmes de l’OTAN.

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