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Les Français en colère et inquiets avec la forte hausse du prix des carburants

Une station service à Lille. Illustration
Une station service à Lille. Illustration Tous droits réservés  AP Photo
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Par Jean-Philippe Liabot
Publié le Mis à jour
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Depuis le déclenchement du conflit en Iran et dans les pays du Golfe, le litre d'essence a franchi le seuil psychologique des 2 euros un peu partout en France.

La guerre au Moyen-Orient et le blocage du détroit d'Ormuz qui a suivi ne passent pas inaperçus en France depuis quelques jours.

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En effet la colère monte chez les automobilistes face aux prix des carburants. Dans de nombreuses stations, le litre de diesel ou de sans-plomb approche ou dépasse allègrement les 2 euros, une hausse aussi rapide que brutale, parfois incomprise selon les villes et qui rend la vie quotidienne difficile pour beaucoup, salariés comme entrepreneurs.

À Marseille, où les 2 euros sont déjà de l'histoire ancienne, la pilule ne passe pas.

"Ca fait très mal au portefeuille, surtout qu'avec ce que je mets, je fais à peine 100km. Donc oui, ca représente un budget. Mais bon, on a pas le choix" explique un automobiliste.

Pour cet autre usager de la route, il y a des avantages possibles à tout cela. Selon lui, "il va falloir délaisser la voiture pendant un moment, et se remettre à marcher pour ce muscler les mollets ! " Il ajoute que "ce sera aussi bon pour l'écologie ! "

Des contrôles effectués par les services de l'État

Face à une hausse moyenne de15 à 20 centimes par litre (parfois plus sur les autoroutes) en seulement quelques jours dans les stations services la France a annoncé le 8 mars 2026 un plan d’action.

500 contrôles ciblés ont été effectués ce lundi à travers la France avec un objectif affiché, traquer les hausses abusives et s'assurer que l'industrie pétrolière ne profite pas de la situation et des consommateurs pour améliorer ses marges.

À l'issue de ces contrôles, le ministre du Commerce Serge Papin a indiqué ce mardi qu'environ 6% des stations-service contrôlées à date dans le cadre du plan mis en place par le gouvernement allaient être sanctionnées.

Uns station parisienne (archive)
Uns station parisienne (archive) AP Photo

Beaucoup de dirigeants politiques, en ce moment en campagne pour les municipales, ont aussi appelé l'État à bloquer les prix ou à rogner sur ses taxes diverses adossées pour près de 55 % au prix final du carburant. Mais malgré cette pression la porte-parole du gouvernement et ministre déléguée, chargée de l'Énergie, Maud Bregeon, a jugé ces mesures « inconcevables » pour le budget de l'État.

Le prix du baril de pétrole se stabilise ce mardi... mais pas de baisse à la pompe en vue

Dès dimanche, les marchés pétroliers ont été frappés par une volatilité extrême, entraînant une poussée de fièvre spectaculaire sur les prix à la pompe.

Ce lundi a marqué un tournant critique lorsque le baril de Brent, a franchi avec fracas le seuil symbolique des 100 $.

Cette ascension fulgurante ne s'est pas arrêtée là : dans un mouvement de panique alimenté par les incertitudes géopolitiques et le bombardement d'une immense raffinerie en Iran, les cours ont brièvement flirté avec les 118 $. Un tel embrasement des prix n'avait pas été observé depuis les records de juin2022.

Les cours du pétrole (baril de Brent)  depuis une semaine
Les cours du pétrole (baril de Brent) depuis une semaine Capture : Tradingeconomics .com

Ce mardi, à l'ouverture des marchés asiatiques, le baril était en forte baisse, juste après un discours de Donald Trump annonçant que la guerre au Moyen-Orient allait "se terminer bientôt, et si cela recommence, ils (l'Iran) seront encore plus durement touchés" Une position qui a moyennement rassuré les marchés, le baril se stabilisant aux alentours de 90 dollars ce mardi.

En résumé, du fait de la volatilité de la situation, la baisse du prix à la pompe, n'est probablement pas pour demain.

En effet, il est encore "trop tôt" pour baisser, selon l'Union française des industries pétrolières.

"Aujourd'hui, on est sur un pilotage au jour le jour de la situation", déclare mardi 10 mars sur franceinfo Blandine Ruty, secrétaire générale de l'Union française des industries pétrolières (Ufip), alors que la guerre au Moyen-Orient provoque une forte volatilité des prix du pétrole et des carburants. Lundi, le prix du brut a dépassé les 100 dollars avant de redescendre de 10%, après les déclarations de Donald Trump, qui affirme que la guerre est "quasiment" terminée.

En revanche, pas de menaces de pénuries, confirme Blandine Ruty. La France importe seulement "13% de notre pétrole brut du Moyen-Orient".

Interrogée sur la possibilité de recourir au pétrole russe pour faire baisser les prix à la pompe, elle répond que, pour l'heure, "on n'en est pas là". "On a actuellement un embargo sur le pétrole russe. On n'importe plus une goutte de pétrole russe en France", rappelle-t-elle. Or, la France ne fait pas face à une pénurie. "On importe 13% de notre pétrole brut du Moyen-Orient", rappelle la secrétaire générale de l'Ufip, ajoutant que d'autres sources d'approvisionnement existent, notamment en Amérique et en Afrique. "Donc, honnêtement, ce n'est pas le sujet aujourd'hui", tranche-t-elle.

Sources additionnelles • franceinfo

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