Newsletter Newsletters Events Évènements Podcasts Vidéos Africanews
Loader
Suivez-nous
Publicité

Accor lance une investigation suite à des allégations de trafic d'enfants ukrainiens

Logo d'Accor Hotels
Logo d'Accor Hotels Tous droits réservés  Francois Mori/AP
Tous droits réservés Francois Mori/AP
Par Serge Duchêne avec AFP
Publié le
Partager Discussion
Partager Close Button

Dans un rapport du fonds spéculatif américain Grizzly Research, des établissements appartenant à un groupe hôtelier français sont accusés d'héberger des enfants ukrainiens destinés à l'adoption en Russie.

Le groupe hôtelier français Accor a nié toute implication dans un trafic d'adultes ou d'enfants à des fins d'exploitation et a précisé avoir déjà lancé une enquête interne approfondie ainsi qu'avoir mandaté un cabinet externe pour enquêter sur ces allégations..

PUBLICITÉ
PUBLICITÉ

L'action Accor a perdu plus de 8 % à la Bourse de Paris suite à la publication, jeudi, d'allégations du fonds spéculatif américain Grizzly Research l'accusant de trafic d'êtres humains.

Ces allégations restent à ce jour non vérifiées.

Le groupe hôtelier a déclaré « démentir fermement toute implication dans l'exploitation systématique présumée liée au trafic d'êtres humains ou d'enfants ».

« Suite à la publication de ce rapport, le groupe mène une enquête interne approfondie », a-t-il indiqué dans un communiqué.

« Les conclusions de cette enquête seront rendues publiques. »

Grizzly Research a affirmé dans son rapport que plus de 20 hôtels Accor auraient accepté d'héberger des enfants ukrainiens destinés à être illégalement déportés vers la Russie. Plusieurs hôtels russes ont assuré aux enquêteurs de Grizzly qu'ils ne divulgueraient pas ces informations confidentielles au siège d'Accor en France.

Au printemps 2022, suite au début de l'invasion russe à grande échelle en Ukraine, Accor a suspendu l'ouverture de nouveaux hôtels en Russie. Cependant, l'entreprise a refusé de se retirer complètement du marché et a continué d'exploiter plus de 50 établissements (dont les chaînes Novotel et Ibis), justifiant cette décision par sa volonté de « soutenir ses employés ».

Depuis début février 2026, les chercheurs ont envoyé des courriels demandant des réservations à plus de 200 hôtels Accor. Le rapport allègue que des établissements dans 20 pays ont accepté des réservations, malgré des demandes contenant des insinuations claires de maltraitance et d'exploitation sexuelle d'enfants.

Le rapport de Grizzly Research accuse, par ailleurs, d’autres hôtels du groupe dans d’autres pays d’accueillir de la prostitution en faisant également état d’un lien direct présumé entre le PDG d’Accor, Sébastien Bazin, et Jeffrey Epstein, financier déchu et délinquant sexuel condamné_._

Accor affirme former régulièrement son personnel à repérer les signes de traite des êtres humains et mener des audits internes permanents.

Le groupe a ajouté qu’il « se réserve le droit de poursuivre en justice toutes les personnes impliquées » si les allégations de Grizzly sont avérées.

Selon des estimations, la Russie a déporté illégalement au moins 20 000 enfants ukrainiens vers son territoire et le Bélarus, son allié, en les destinant à l'adoption. L’ONU considère ces actes comme un crime de guerre et un crime contre l’humanité. En mars 2023, la Cour pénale internationale a émis des mandats d’arrêt contre le président russe Vladimir Poutine et la médiatrice pour les droits de l’enfant Maria Lvova-Belova pour la déportation illégale d’enfants ukrainiens.

Sources additionnelles • Ukraïnska Pravda

Accéder aux raccourcis d'accessibilité
Partager Discussion

À découvrir également

La Russie a envoyé des enfants ukrainiens enlevés en Corée du Nord, selon des responsables ukrainien

Enlevés puis rapatriés, des jeunes Ukrainiens témoignent de leur captivité en Russie

Enfants ukrainiens déportés : au moins 210 installations en Russie