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Les Bourses européennes reculent, Lagarde alerte sur l'impact de la guerre au Moyen-Orient

James Denaro (au centre) et Dilip Patel (à gauche) travaillent sur le parquet de la Bourse de New York, le 25 mars 2026.
James Denaro, au centre, et Dilip Patel, à gauche, travaillent sur le parquet de la Bourse de New York, le 25 mars 2026. Tous droits réservés  AP Photo/Seth Wenig
Tous droits réservés AP Photo/Seth Wenig
Par Una Hajdari avec AP
Publié le Mis à jour
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Christine Lagarde avertit que les marchés sont trop optimistes sur l'impact économique de la guerre en Iran, alors que les Bourses reculent en Europe, en Asie et à Wall Street.

Les actions européennes ont ouvert en baisse vendredi matin, à contre-courant des attentes haussières avant l’ouverture, les investisseurs restant sceptiques quant aux perspectives de cessez-le-feu dans la guerre en Iran.

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L’indice paneuropéen Stoxx Europe 600 reculait de 0,21 %, le DAX allemand cédait 0,28 %, le CAC 40 français perdait 0,043 % et le FTSE 100 britannique abandonnait 0,025 % à 9 h (CET).

L’Euro Stoxx 50 fléchissait de 0,18 %. L’IBEX 35 espagnol faisait figure de rare point positif, grappillant 0,034 %.

Cette ouverture en demi-teinte est intervenue alors même que le président américain Donald Trump a prolongé de dix jours, jusqu’au 6 avril, la suspension des frappes contre les infrastructures énergétiques iraniennes.

Avant l’ouverture, les contrats à terme américains laissaient entrevoir des gains pouvant atteindre 0,4 % sur les principaux indices, mais les vendeurs sont revenus dès le coup d’envoi de la séance.

Lagarde alerte : les marchés sont trop optimistes

La présidente de la Banque centrale européenne, Christine Lagarde, a averti que les marchés financiers sous-estimaient la gravité des retombées économiques de la guerre en Iran, estimant que les investisseurs refusaient peut-être d’admettre la durée probable des perturbations.

Dans un entretien à The Economist, Lagarde a qualifié le conflit de « véritable choc », « probablement au-delà de ce que nous pouvons imaginer à ce stade ».

Elle a nuancé l’optimisme des marchés, faisant valoir que les experts ne voyaient pas de retour rapide à la normale au vu de l’ampleur des dégâts infligés aux infrastructures énergétiques. « La plupart parlent en réalité de plusieurs années », a-t-elle souligné.

Lagarde a également averti que les véritables conséquences économiques n’apparaissaient que progressivement, citant des effets de ricochet sur les chaînes d’approvisionnement que les marchés n’avaient pas encore pleinement intégrés.

Elle a pris pour exemple l’hélium (dont une grande partie transite par le détroit d’Ormuz), un intrant essentiel à la production de microprocesseurs dont la rareté ne se reflète pas encore dans les coûts des semi-conducteurs.

« Nous découvrons presque petit à petit, jour après jour, quelles seront les conséquences réelles. »

Ces mises en garde interviennent après une séance éprouvante à Wall Street jeudi.

Le S&P 500 a lâché 1,7 %, soit sa plus forte baisse sur une séance depuis janvier. Le Dow Jones Industrial Average a reculé de 1 %, tandis que le Nasdaq Composite a chuté de 2,4 %.

Les marchés asiatiques reculent

Les places asiatiques ont reculé dans l’ensemble. Le Kospi sud-coréen a mené les pertes, en baisse de 1,8 %, tandis que le Taiex taïwanais a perdu 1,2 % et le Sensex indien 1,1 %.

À Tokyo, le Nikkei 225 a cédé 0,2 %, et l’indice australien S&P/ASX 200 a reculé de 0,4 %. À Hong Kong, le Hang Seng a fait figure d’exception, grappillant 0,6 %.

Les cours du pétrole repartaient à la hausse vendredi. Les contrats à terme sur le Brent gagnaient près de 2 %, au-dessus de 110 dollars le baril, et le brut de référence américain progressait de plus de 1,5 %, s’échangeant juste en dessous de 96 dollars.

Le détroit d’Ormuz est en grande partie fermé depuis le début de la guerre, même si l’Iran affirme que la fermeture ne s’applique qu’aux navires hostiles. Selon Lloyd’s List Intelligence, certains navires paient désormais leur passage en yuans chinois.

L’or a gagné 1,3 % à 4 431,80 dollars (3 838 euros) l’once, et l’argent a pris 2,1 % à 69,39 dollars (60,09 euros). L’euro s’échangeait à 1,1540 dollar, contre 1,1527 dollar auparavant.

Fusion dans les spiritueux et G7

Sur le front des entreprises, les groupes de spiritueux Pernod Ricard et Brown-Forman, propriétaire du whisky Jack Daniel’s, ont confirmé avoir entamé des discussions en vue d’une fusion.

Un accord réunirait le numéro deux mondial des spiritueux et le premier producteur de whiskey américain, alors que les deux groupes doivent composer avec un ralentissement prolongé du secteur.

Les ministres des Affaires étrangères du G7 poursuivent vendredi en France leur deuxième journée de discussions, les guerres en Iran et en Ukraine figurant en tête de l’ordre du jour.

Invitée comme observatrice, l’Afrique du Sud ne participera finalement pas, la France ayant retiré son invitation après la menace des États-Unis de boycotter la réunion.

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