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Attentat déjoué à Paris: Nuñez fait "le lien" avec la guerre au Moyen-Orient

PHOTO D'ARCHIVES - Le logo de Bank of America est visible sur la façade d'une agence bancaire à Boston, le 14 octobre 2022.
PHOTO D'ARCHIVES - Le logo de Bank of America est visible sur la façade d'une agence bancaire à Boston, le 14 octobre 2022. Tous droits réservés  Michael Dwyer/Copyright 2022 The AP. All rights reserved
Tous droits réservés Michael Dwyer/Copyright 2022 The AP. All rights reserved
Par Serge Duchêne
Publié le Mis à jour
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Deux nouvelles personnes ont été placées en garde à vue dans l'enquête sur l’attentat déjoué devant une banque américaine, la Bank of America, à Paris, dans la nuit de vendredi à samedi, selon le Parquet national antiterroriste. Au total, trois suspects sont donc en garde à vue dans cette enquête.

Le ministre français de l'Intérieur, Laurent Núñez, a établi samedi un lien entre la tentative d'attentat déjouée contre un immeuble de la Bank of America à Paris et la guerre au Moyen-Orient.

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La police française a déjoué un attentat à la bombe présumé, en interpellant samedi matin un individu sur le point de déclencher un engin explosif artisanal devant le bâtiment, près des Champs-Élysées, ont indiqué des sources à l'AFP.

Núñez a déclaré à BFMTV que cet événement lui rappelait des actions similaires perpétrées ailleurs en Europe, notamment aux Pays-Bas.

« Je fais le lien entre les actions menées dans les pays voisins » et revendiquées par « de petits groupes qui ont évoqué le conflit », a-t-il affirmé.

Deux nouvelles personnes ont été interpellées dans la nuit de samedi à dimanche dans le cadre de l'enquête sur l'attentat déjoué contre le siège parisien de la Bank of America, a indiqué le Parquet national anti-terroriste (Pnat), sollicité par l'AFP. Au total, trois suspects sont donc en garde à vue dans cette enquête.

La garde à vue de l'homme interpellé dans la nuit de vendredi à samedi alors qu'il tentait de mettre le feu à un engin explosif devant le bâtiment situé dans le 8e arrondissement de la capitale est prolongée, précise encore le Pnat. Le suspect est un mineur de 17 ans, né au Sénégal.

Selon une source proche du dossier à franceinfo, le second interpellé est soupçonné d'avoir filmé la scène et d'avoir pris la fuite au moment de l'interpellation du premier homme.

Des policiers se tiennent devant le bâtiment de la Bank of America à Paris, le samedi 28 mars 2026.
Des policiers se tiennent devant le bâtiment de la Bank of America à Paris, le samedi 28 mars 2026. Nicolas Garriga/Copyright 2026 The AP. All rights reserved

5 litres de combustible, 650 g de poudre explosive et 600 euros

L'incident s'est produit vers 3h30 (1h30 GMT) devant un bâtiment de la Bank of America, dans le chic 8e arrondissement, à quelques rues des Champs-Élysées.

La police a interpellé le suspect juste après qu'il eut placé un dispositif composé de cinq litres de liquide, vraisemblablement du carburant, et d'un système d'allumage, a précisé l'une des sources.

Après son arrestation, le suspect a prétendu être mineur et de nationalité sénégalaise, selon une source policière, qui a indiqué que les autorités vérifiaient encore son identité.

Il était accompagné d'une deuxième personne, qui a pris la fuite à l'arrivée des policiers venus les arrêter.

Le dispositif d'allumage contenait 650 grammes de poudre explosive, selon une première évaluation. L'engin a été entièrement transporté au laboratoire de police scientifique de Paris pour analyse.

Le parquet antiterroriste a indiqué à l'AFP avoir immédiatement repris l'enquête et confirmé que le suspect interpellé était en garde à vue.

L'enquête ouverte porte sur « tentative de destruction de biens par incendie ou autres moyens dangereux en lien avec une entreprise terroriste » et « association de malfaiteurs à des fins terroristes ».

La police judiciaire parisienne et la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) participent à l'enquête, a précisé le parquet à l'AFP.

Des policiers se tiennent devant le bâtiment de la Bank of America à Paris, le samedi 28 mars 2026.
Des policiers se tiennent devant le bâtiment de la Bank of America à Paris, le samedi 28 mars 2026. Nicolas Garriga/Copyright 2026 The AP. All rights reserved

Selon une source policière, le suspect a déclaré avoir été recruté via l'application Snapchat pour commettre l'attentat à la bombe en échange de 600 euros.

Au moment de son interpellation par les policiers en patrouille, il s'apprêtait à déclencher l'engin avec un briquet.

Une autre source policière a indiqué à l'AFP que, pendant qu'il portait l'arme, le complice s'est écarté, apparemment pour prendre une photo ou une vidéo de l'infraction avec son téléphone portable.

Un porte-parole de Bank of America, une banque d'investissement multinationale et une société holding de services financiers dont le siège américain se trouve à Charlotte, en Caroline du Nord, a déclaré à l'AFP que la banque était au courant de la situation et en contact avec les autorités françaises.

« Contexte international actuel »

Laurent Núñez, a salué sur X la rapidité d'intervention des policiers, compte tenu du « contexte international actuel ».

L'incident survient après plus d'un mois de bombardements américains et israéliens sur l'Iran et alors que des pourparlers entre les principaux acteurs régionaux ont débuté dimanche soir.

Le conflit s'est transformé en une conflagration régionale, l'Iran ripostant par des attaques contre des pays du Golfe, provoquant une chute brutale des marchés de l'énergie et menaçant l'économie mondiale.

Le gouvernement et les services de sécurité français ont déclaré que, même s'ils ne pensent pas que la France soit directement visée, les intérêts américains et israéliens sur son territoire pourraient potentiellement être ciblés.

Núñez a exhorté les forces de sécurité à redoubler de vigilance et à renforcer leur présence dans les gares et autres lieux publics fréquentés.

Le parquet antiterroriste français a indiqué samedi à l'AFP avoir ouvert une enquête pour « tentative de destruction par incendie ou autres moyens dangereux ».

La police judiciaire parisienne et la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) sont impliquées dans l'enquête, a précisé le parquet à l'AFP.

Plus tôt ce mois-ci, les autorités néerlandaises ont indiqué soupçonner que quatre jeunes arrêtés pour avoir fait exploser un engin explosif devant une synagogue de Rotterdam aient pu être recrutés par l'Iran.

En Grande-Bretagne, un groupe peu connu, proche de l'Iran, a revendiqué l'attentat incendiaire perpétré la semaine dernière à Londres contre quatre ambulances de bénévoles gérées par une organisation juive.

Depuis le début du conflit au Moyen-Orient, les pays européens sont en état d'alerte maximale face à la menace d'attaques contre des dissidents iraniens, des lieux de culte juifs et des intérêts américano-israéliens.

Sources additionnelles • AFP, franceinfo

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