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Liban: un militaire français décédé et trois blessés, annonce Macron, qui accuse le Hezbollah

Assem Abdallah réagit en entrant dans l'appartement de son ami détruit par une frappe aérienne israélienne à Kfar Roumman, dans le sud du Liban, le vendredi 17 avril 2026.
Assem Abdallah réagit en entrant dans l'appartement de son ami détruit par une frappe aérienne israélienne à Kfar Roumman, dans le sud du Liban, le vendredi 17 avril 2026. Tous droits réservés  Copyright 2026 The Associated Press. All rights reserved
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Par Rory Elliott Armstrong & Euronews avec AFP
Publié le Mis à jour
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"Tout laisse à penser que la responsabilité de cette attaque incombe au Hezbollah. La France exige des autorités libanaises qu’elles arrêtent immédiatement les coupables et prennent leurs responsabilités aux côtés de la FINUL", a déclaré le chef de l'Etat français sur X.

Un militaire français a été tué et trois ont été blessés samedi au sud-Liban, lors d'une attaque contre des Casques bleus, a annoncé Emmanuel Macron, déclarant que "tout laisse à penser que la responsabilité de cette attaque incombe au Hezbollah".

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"La Nation s'incline avec respect et adresse son soutien aux familles de nos soldats et à tous nos militaires engagés pour la paix au Liban. Tout laisse à penser que la responsabilité de cette attaque incombe au Hezbollah. La France exige des autorités libanaises qu’elles arrêtent immédiatement les coupables et prennent leurs responsabilités aux côtés de la FINUL", a déclaré le chef de l'Etat français sur X.

Le casque bleu français tué samedi au Liban a été pris dans "une embuscade" et a succombé à un "tir direct", a déclaré la ministre des Armées Catherine Vautrin.

Le sergent-chef Florian Montorio "était en mission d'ouverture d'itinéraire vers un poste de la Finul isolé depuis plusieurs jours par les combats dans la zone, il a été pris dans une embuscade par un groupe armé à très courte distance. Touché immédiatement par un tir direct à l'arme légère, il est relevé sous le feu par ses camarades, qui ne parviennent pas à le réanimer", a posté la ministre sur X.

Le bureau du président Macron a indiqué qu'il s'était entretenu par téléphone avec le président libanais Joseph Aoun et le Premier ministre libanais Nawaf Salam afin de les exhorter à « garantir la sécurité des soldats de la FINUL ».

Aoun a condamné l'attaque et s'est engagé à traduire les responsables en justice, tandis que M. Salam a déclaré avoir ordonné une enquête.

Dans un communiqué publié en ligne, la FINUL a affirmé que ses soldats avaient essuyé des tirs d'armes légères provenant d'acteurs non étatiques alors qu'ils déminaient une route près du village de Ghanduriyah pour rejoindre le poste avancé.

« Tragiquement, un soldat de la paix a succombé à ses blessures et trois autres ont été blessés, dont deux grièvement », a-t-elle précisé.

Selon son évaluation préliminaire, les tirs provenaient « vraisemblablement du Hezbollah », a-t-elle ajouté, précisant avoir ouvert sa propre enquête sur ce qui « pourrait constituer des crimes de guerre ».

Aoun salue une "nouvelle phase"

Plus tôt, le président libanais Joseph Aoun a déclaré que son pays était sur le point d'entrer dans une "nouvelle phase" d'"accords permanents", après l'entrée en vigueur du cessez-le-feu de 10 jours dans la guerre entre Israël et le Hezbollah.

Dans un discours adressé au peuple libanais vendredi et faisant allusion au groupe militant Hezbollah soutenu par l'Iran, le lendemain de l'annonce de la trêve par le président américain Donald Trump, Aoun a déclaré que son pays n'était plus "une arène pour les guerres de qui que ce soit".

Le Liban a été entraîné dans le conflit du Moyen-Orient le 2 mars lorsque le Hezbollah, soutenu par Téhéran, a attaqué Israël pour venger la mort du guide suprême iranien Ali Khamenei.

Israël a répondu par des vagues de frappes sur le Liban et a lancé une offensive terrestre, tuant près de 2 300 personnes et en déplaçant plus d'un million d'autres.

"Aujourd'hui, nous nous trouvons tous devant une nouvelle phase", a déclaré Joseph Aoun dans son premier discours à la nation depuis la trêve.

"C'est la phase de transition d'un cessez-le-feu à des accords permanents qui préservent les droits de notre peuple, l'unité de notre terre et la souveraineté de notre nation".

Des habitants déplacés regagnent leurs villages en voiture après le cessez-le-feu entre Israël et le Hezbollah, à Jiyeh, près de Saïda, dans le sud du Liban, le vendredi 17 avril 2026.
Des habitants déplacés rentrent dans leurs villages après un cessez-le-feu entre Israël et le Hezbollah, à Jiyeh, près de Saïda, au Sud-Liban, le vendredi 17 avril 2026. Copyright 2026 The Associated Press. All rights reserved

Il a déclaré que le gouvernement libanais avait "récupéré le Liban et le pouvoir de décision du Liban pour la première fois" en près d'un demi-siècle.

"Aujourd'hui, nous négocions pour nous-mêmes... nous ne sommes plus un pion dans le jeu de qui que ce soit, ni une arène pour les guerres de qui que ce soit, et nous ne le serons plus jamais", a-t-il déclaré.

Depuis qu'Aoun et le Premier ministre Nawaf Salam ont prêté serment l'année dernière, Beyrouth a pris plusieurs décisions sans précédent à l'encontre du Hezbollah, notamment l'engagement de désarmer le groupe en août, après un cessez-le-feu conclu en novembre 2024 qui visait à mettre fin à son précédent conflit avec Israël.

Il a également interdit les activités militaires du groupe après le début de la dernière guerre, le mois dernier.

Le Hezbollah est le seul groupe à avoir conservé ses armes après la guerre civile de 1975-1990 en invoquant la "résistance" contre Israël, malgré le retrait de ce dernier du pays en 2000.

Dans un pays en proie à des divisions sectaires et politiques, les armes du groupe chiite ont à plusieurs reprises provoqué des crises internes.

Pas de concession

Le président a remercié "tous ceux qui ont contribué à la réalisation du cessez-le-feu", y compris l'Arabie saoudite et Donald Trump, qui a annoncé la trêve jeudi.

Trump a ensuite déclaré qu'il s'attendait à ce qu'Aoun et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu se rendent à la Maison-Blanche "au cours des quatre ou cinq prochains jours".

Le cessez-le-feu est intervenu quelques jours après que les ambassadeurs du Liban et d'Israël aux États-Unis ont tenu une réunion à Washington. Il s'agit de la première rencontre directe entre les deux pays depuis des décennies, puisqu'ils sont techniquement en guerre depuis 1948.

Les négociations avec Israël sont un sujet qui divise le Liban, certains y voyant un moyen de mettre fin à des décennies de conflits récurrents, tandis que d'autres, dont le Hezbollah et ses partisans, les rejettent.

Les négociations ne signifient pas, et ne signifieront jamais, l'abandon d'un droit, la concession d'un principe ou le compromis de la souveraineté de cette nation", a ajouté M. Aoun dans son discours.

Le 17 mai 1983, le Liban et Israël ont signé un accord sur le retrait des forces israéliennes du Liban après quatre mois et demi de pourparlers directs avec la participation des États-Unis.

L'accord a été annulé moins d'un an plus tard, en mars 1984, sous la pression de la Syrie et de ses alliés au Liban.

Après la guerre de 2024, des représentants civils libanais et israéliens se sont rencontrés dans le cadre d'un comité de surveillance du cessez-le-feu.

Les deux parties ont également conclu en 2022 un accord de démarcation de leur frontière maritime, négocié par Washington sans communication directe.

"J'affirme par la présente qu'il n'y aura pas d'accord qui porte atteinte à nos droits nationaux", a déclaré M. Aoun.

"Notre objectif est clair : mettre fin à l'agression israélienne contre notre terre et notre peuple, obtenir le retrait d'Israël, étendre l'autorité de l'État sur l'ensemble de son territoire par ses propres forces exclusivement, et assurer le retour des prisonniers et le retour de notre peuple dans ses maisons et ses villages."

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