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Deux policiers suspendus après avoir fui la scène de la fusillade à Kyiv

Des policiers sont présents sur les lieux où un homme armé a tué au moins six personnes dans la rue avant d'être abattu par la police, à Kyiv, en Ukraine, samedi 18 avril 2026
Des policiers sont présents sur les lieux où un homme armé a tué au moins six personnes dans la rue avant d'être abattu par la police, à Kyiv, en Ukraine, samedi 18 avril 2026 Tous droits réservés  Dan Bashakov/Copyright 2026 The AP. All rights reserved.
Tous droits réservés Dan Bashakov/Copyright 2026 The AP. All rights reserved.
Par Serge Duchêne
Publié le Mis à jour
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L'enquête est ouverte après que les utilisateurs des réseaux sociaux ont partagé la vidéo dans laquelle on voit les policiers abandonner, paniqués, la scène de la fusillade de samedi qui a laissé six personnes mortes et plus d'une dizaine blessées. Le chef de la police de patrouille a démissionné.

Le ministre de l'Intérieur ukrainien a annoncé dimanche la suspension de deux policiers après la diffusion en ligne d'une vidéo les montrant fuyant les lieux de la fusillade à Kyiv, qui a fait six morts.

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Un homme armé a ouvert le feu et pris des otages dans un supermarché d'un quartier résidentiel de la capitale ukrainienne samedi, avant d'être abattu lors d'une tentative d'arrestation.

Sur une vidéo diffusée par les médias ukrainiens, on voit deux policiers, un homme et une femme, en uniforme et gilets jaunes debout près d'une personne au sol, avant de prendre la fuite tandis que des coups de feu retentissent, en abandonnant sur les lieux des civils, dont un enfant.

« Un comportement honteux et indigne. C'est une honte pour l'ensemble du système. Ils ont été suspendus et une enquête est en cours », a déclaré le ministre de l'Intérieur, Ihor Klymenko, sur Telegram (en ukrainien).

Les policiers filmés ont été suspendus de leurs fonctions le temps de l’enquête.

Klymenko a également insisté sur le fait qu'il ne fallait pas « généraliser à l'ensemble des forces de police en se basant uniquement sur les agissements de deux agents ».

La police n'a pas encore déterminé le mobile de la fusillade - même si elle est désormais officiellement qualifiée d'acte terroriste, - mais Klymenko a déclaré que l'assaillant « souffrait manifestement d'instabilité mentale ».

« Il convient d'examiner comment il a obtenu les certificats médicaux nécessaires au renouvellement de son permis de port d'armes », a ajouté le ministre tout en précisant qu'il n'y aurait pas de contrôles systématiques des propriétaires d'armes, qui sont légalement tenus de déclarer leurs armes.

Il s'est engagé à organiser des « discussions d'experts avec la participation de parlementaires, de citoyens, de journalistes et d'anciens combattants » sur la législation relative aux armes à feu.

Au sujet de l'octroi du droit de posséder des armes à feu, y compris des armes de poing, aux civils, le ministre de l'Intérieur a déclaré : « Je considère que les gens doivent avoir le droit de se défendre par les armes. Surtout après avoir vu, au début de l'invasion à grande échelle, des civils recevoir des armes pour la résistance nationale. »

Le chef de la police de patrouille démissionne

Le chef de la police nationale ukrainienne, Ivan Vyhovskyi, chargé de l’enquête par le ministre, a annoncé l’ouverture d’une enquête interne et, plus tard dimanche, le procureur général Rouslan Kravtchenko a annoncé l'ouverture d'une enquête déjà pénale pour manquement aux obligations professionnelles de la part des agents de police.

« Toutes les actions des forces de l'ordre au moment où la vie des citoyens était gravement menacée, notamment le fait d'avoir laissé un jeune enfant en danger et de ne pas avoir neutralisé l'agresseur à temps, feront l'objet d'une évaluation juridique appropriée », a déclaré le procureur général.

Le chef du département de la police de patrouille ukrainienne, Yevhen Joukov, a, quant à lui, démissionné en raison du comportement des policiers qu'il a qualifié de « honteux ».

« Les policiers ont agi de manière non-professionnelle et indigne d'agents de police. Ils sont intervenus sur les lieux, ils devaient aider et sauver nos concitoyens. Ils se sont mal orientés et ont laissé des civils blessés en danger », a-t-il déclaré.

Joukov a expliqué que l'un des agents de patrouille travaillait dans la police depuis 2024, et sa coéquipière depuis 2015.

Selon Joukov, le patrouilleur aurait dû dégainer son arme et tirer un coup de semonce, puis l'utiliser. « Mais il s'est trompé et, malheureusement, ne l'a pas utilisée », a déclaré le chef de la police de patrouille.

Sources additionnelles • AFP, Ukraïnska Pravda, Meduza

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