L'intervention américaine visait à sécuriser la navigation dans le détroit d'Ormuz. Sa suspension a été décidée par le président américain à la demande de plusieurs pays, dont le Pakistan, afin de laisser une chance à la finalisation d'un accord avec l'Iran.
Moins de deux jours après le lancement de l'opération américaine "Project Freedom" dans le détroit d'Ormuz, Donald Trump a annoncé suspendre temporairement cette intervention.
Le président américain a déclaré avoir pris cette décision à la demande de plusieurs pays, dont le Pakistan, afin de laisser une chance à la finalisation d'un accord avec l'Iran.
Selon le dirigeant, "de nombreux progrès" ont été réalisés ces derniers jours en ce sens, avec les dirigeants iraniens.
Donald Trump a toutefois ajouté que le blocus des ports iraniens "resterait pleinement en vigueur".
Ce léger signe de détente contraste avec la rhétorique plus offensive adoptée par les deux parties 24h plus tôt.
Le secrétaire américain à la Défense Pete Hegseth avait alors menacé Téhéran d'une riposte_"dévastatrice"_ en cas d'attaque iranienne.
De leur coté, les Gardiens de la Révolution avait également promis une "réponse ferme" contre tout navire ne respectant pas leurs directives pour franchir le détroit d'Ormuz.
Par ailleurs, lundi, l'Iran a tiré des missiles et des drones sur les forces américaines, tandis que Washington a déclaré avoir frappé six bateaux iraniens accusés de menacer la navigation commerciale, ce qui constitue la plus forte escalade depuis l'entrée en vigueur, le 8 avril, d'une trêve d'un mois.
Mercredi, la compagnie maritime française CMA CGM a déclaré qu'un de ses navires avait été la cible d'une attaque dans le détroit d'Ormuz.
"Le CMA CGM San Antonio a été la cible d'une attaque hier alors qu'il traversait le détroit d'Ormuz, faisant des blessés parmi les membres de l'équipage et endommageant le navire", a déclaré la compagnie maritime dans un communiqué, ajoutant que les blessés avaient été évacués pour être soignés.
Abbas Araghchi en Chine
Dans le même temps, le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi s'est rendu en Chine où il s'est entretenu avec son homologue chinois, Wang Yi, à Pékin.
La Chine est l'un des principaux clients du pétrole iranien, défiant les sanctions imposées à l'Iran par les États-Unis, Washington cherchant à étouffer ses revenus.
Wang Yi a appelé à la fin des hostilités au Moyen-Orient et à la réouverture du détroit d'Ormuz par les États-Unis et l'Iran "dès que possible".
"La Chine considère qu'une cessation complète des combats doit être obtenue sans délai, qu'il est encore plus inacceptable de reprendre les hostilités, et que la poursuite des négociations reste essentielle", a-t-il déclaré.
Le voyage d'AbbasAraghchi intervient quelques jours avant que Donald Trump ne se rende également en Chine les 14 et 15 mai pour rencontrer le président Xi Jinping, un voyage qu'il a déjà reporté en raison de la guerre.