Les trois anciens joueurs se sont confiés à Euronews, alors que débute la Coupe du monde aux États-Unis, au Canada et au Mexique.
À l'approche de la Coupe du monde coorganisée par les États-Unis, le Canada et le Mexique, tout le monde y va de son pronostic sur l'issue du tournoi. Le site et plateforme média d'analyse sportive Opta Analyst, qui s'appuie sur la base de données statistiques d'Opta, a lui aussi livré son traditionnel exercice. Selon le superordinateur d'Opta, l'issue la plus probable est un sacre mondial de l'Espagne lors de cette édition disputée pour la première fois avec 48 équipes.
Comme le souligne l'analyse, l'Argentine se présentera à la Coupe du monde en tant que tenant du titre après avoir remporté la Coupe du monde 2022 au Qatar sous la conduite de Lionel Messi, décrochant ainsi, il y a quatre ans, son troisième sacre planétaire.
Parmi les six représentants sud-américains figure l'autre poids lourd, le Brésil, recordman avec cinq titres mondiaux. Sous les ordres de l'Italien Carlo Ancelotti, qui affiche également un record de cinq Ligues des champions remportées comme entraîneur de club, la Seleção tentera de mettre fin à la disette de sacres planétaires qui dure depuis son dernier titre en 2002.
On retrouvera aussi à la Coupe du monde l'Uruguay, double lauréat, même si, de manière générale, la Celeste est créditée de moins de chances de succès final que ses rivaux sud-américains.
Un tiers des nations en lice, soit 16 équipes, représentent l'Europe. Parmi elles, l'Allemagne, quadruple championne du monde, la France, double titrée, ou encore l'Angleterre et l'Espagne, sacrées une fois chacune, peuvent à nouveau viser la victoire (l'Italie, autre quadruple championne du monde, fait figure d'exception : sur les huit anciens vainqueurs, c'est la seule sélection à ne pas s'être qualifiée pour cette Coupe du monde).
Parmi ces sélections, estime Opta, un nouveau titre pour l'Espagne, championne d'Europe en titre, serait le scénario le moins surprenant. Le superordinateur arrive à cette conclusion après avoir simulé 25 000 fois les différents déroulés possibles de la Coupe du monde.
Les pronostics d'Opta
• La grande favorite de ce Mondial est l'Espagne, qui remporte le tournoi dans 16,1 % des 25 000 simulations.
• Derrière l'Espagne viennent les Français (13 %), les Anglais (11,2 %) et les Argentins (10,4 %), qui suivent : chacune de ces sélections gagne la Coupe du monde dans plus de 10 % des simulations.
• Dans 35,9 % des simulations du superordinateur, le trophée revient à une nation qui n'a encore jamais été championne du monde (de quoi nourrir les espoirs, par exemple, du Portugal, cinquième du classement des favoris avec 7 % de chances).
• Outre ces équipes déjà citées, seules le Brésil (6,6 %) et l'Allemagne (5,1 %) dépassent les 5 % de probabilité de décrocher le titre mondial.
Les chances de l'Espagne
Quelques autres éléments marquants des pronostics d'Opta
• L'Espagne est la seule équipe qui a plus de chances d'atteindre les quarts de finale que de s'arrêter avant, ce qui correspond à 52,1 % des simulations.
• La Roja dispose de 39 % de chances de se hisser en demi-finales, et atteint également la finale dans 25,6 % des simulations.
• L'Espagne est d'abord donnée vainqueur de son groupe à 75,3 % (devant l'Uruguay, l'Arabie saoudite et le Cap-Vert), mais même sans le gagner, elle a 98,5 % de chances de se qualifier pour le top 32, d'où elle atteint les huitièmes de finale avec une probabilité de 72,7 %. (L'ordinateur a de la même façon détaillé les chances de la France, de l'Angleterre et de l'Argentine.)
Comme le montrent les données déjà en partie dévoilées, après 25 000 simulations Opta aboutit à la même conclusion que n'importe quel supporter un peu au fait du football, sans avoir besoin de sortir la calculette à la question « qui va gagner le Mondial ? » : un ancien champion du monde.
Selon l'ordinateur, un ancien champion a de grandes chances de s'imposer
Si l'on ajoute les 1,7 % attribués à l'Uruguay, 13ᵉ du classement Opta, aux pourcentages déjà mentionnés des autres, alors les sept anciennes nations championnes du monde présentes totalisent 64,1 % de probabilité de victoire finale, contre 35,9 % seulement pour les 41 autres équipes engagées.
Il vaut aussi la peine de se pencher sur ceux auxquels l'ordinateur accorde le moins de chances : 28 sélections disposent, selon Opta Analyst, de moins de 1 % de probabilité de remporter le titre mondial.
Parmi ces équipes, la Turquie est celle à qui l'ordinateur accorde le plus de chances, avec 0,9 %, tandis qu'au bas de la liste figurent cinq sélections créditées d'aucune chance, même pas d'un dixième de pour cent : la RD Congo, le Qatar, le Cap-Vert, Haïti et Curaçao affichent littéralement 0 % de probabilité. Dans ce groupe, l'ordinateur place le Canada au 24ᵉ rang, avec – de façon peut-être un peu surprenante, comme l'Autriche – 0,5 % de chances de triompher au final, un chiffre supérieur, par exemple, aux chances de la Suède (0,4 %) ou de la République tchèque (0,3 %).
La situation est un peu plus flatteuse pour les deux autres pays hôtes, si l'on en croit les projections. Certes, les États-Unis (1,2 %) et le Mexique (1 %) ne peuvent pas nourrir de grands espoirs, mais ils figurent tout de même dans le top 20, aux 18ᵉ et 20ᵉ places.
Parmi les équipes qui ne sont pas considérées comme des favorites, mais pourraient réaliser un parcours remarquable, le modèle accorde 3,6 % de chances aux Pays-Bas, 8ᵉˢ du classement, 3,5 % à la Norvège (9ᵉ), 2,4 % à la Belgique (10ᵉ), 2,1 % à la Colombie (11ᵉ), 1,9 % au Maroc (12ᵉ), quatrième du dernier Mondial, et 1,6 % à la Croatie (15ᵉ), finaliste puis troisième lors des deux dernières Coupes du monde.