Le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un a appelé à renforcer les capacités militaires et nucléaires de son pays, estimant que les États-Unis et la Corée du Sud accroissent le risque d'un conflit majeur dans la région.
La Corée du Nord maintient son cap nucléaire.
Lors d'une réunion du Parti des travailleurs, son leader Kim Jong Un a réaffirmé la nécessité de renforcer les capacités militaires de son pays, en particulier son arsenal nucléaire, qu'il considère comme la principale garantie de sécurité du régime.
Selon les médias d'État nord-coréens, Kim a accusé les États-Unis et la Corée du Sud d'alimenter les tensions dans la péninsule coréenne à travers leurs programmes de modernisation militaire et leurs exercices conjoints. Il a estimé que ces initiatives poussaient la région « au bord d'une guerre nucléaire ».
Le discours s'inscrit dans un contexte de durcissement du ton de Pyongyang à l'égard de Washington et de ses alliés. L'agence officielle KCNA a également dénoncé plusieurs courants idéologiques qu'elle considère comme des menaces pour l'ordre mondial, citant notamment la doctrine américaine de l'« America First », le sionisme, le néonazisme ukrainien et le militarisme japonais.
La Corée du Nord a également critiqué l'alliance militaire entre Washington et Séoul, ainsi que l'implication américaine dans les conflits au Moyen-Orient. Des accusations qui reflètent la volonté du régime de présenter son programme nucléaire comme une réponse à ce qu'il considère comme une politique d'encerclement menée par les États-Unis.
Depuis l'échec du sommet de Hanoï en 2019 entre Kim Jong Un et Donald Trump, les négociations sur la dénucléarisation sont au point mort. Pyongyang affirme désormais que son statut de puissance nucléaire est « irréversible » et poursuit le développement de ses missiles balistiques et de ses capacités stratégiques, malgré les sanctions internationales.