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La qualité de l’air s’améliore en Europe, les principaux polluants en baisse

Un homme regarde son téléphone en marchant sur un pont, avec en arrière-plan la fumée d'un incinérateur de déchets, en banlieue parisienne, jeudi 23 septembre 2021.
Un homme regarde son téléphone en marchant sur un pont, avec en arrière-plan la fumée d'un incinérateur de déchets, en banlieue parisienne, le jeudi 23 septembre 2021. Tous droits réservés  Copyright 2021 The Associated Press. All rights reserved
Tous droits réservés Copyright 2021 The Associated Press. All rights reserved
Par Liam Gilliver
Publié le
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En Europe, la qualité de l’air continue de s’améliorer après des décennies de politiques environnementales.

La qualité de l’air en Europe s’améliore, malgré des « épisodes de pollution persistants » qui menacent de freiner les progrès.

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Le service européen de surveillance de l’atmosphère Copernicus (CAMS) indique dans son dernier rapport que, même si certaines régions du continent sont encore confrontées à des problèmes de pollution atmosphérique locale, la situation d’ensemble « reste encourageante ».

Le rapport d’évaluation sur la qualité de l’air en Europe 2025 présente les tendances observées et des informations sur les principaux polluants réglementés par la directive sur la qualité de l’air ambiant, qui vise à rapprocher davantage les normes européennes des recommandations de l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

Évolution des émissions dans l’UE-27 depuis 2015 pour les principaux polluants atmosphériques (2015 = 1)
Évolution des émissions dans l’UE-27 depuis 2015 pour les principaux polluants atmosphériques (2015 = 1) CAMS REG v8.1

Qu’est-ce qui explique l’air plus propre en Europe ?

Depuis 2015, les émissions d’oxydes de soufre (SOx) et d’oxydes d’azote (NOx) ont diminué d’environ trois à cinq pour cent par an dans l’ensemble de l’UE, avec les plus fortes réductions dans l’industrie et le transport routier.

Le transport reste le seul secteur qui émet davantage qu’en 1990, à la traîne derrière l’industrie, la production d’électricité et les bâtiments, puisqu’il génère environ un tiers de la pollution de l’UE. Mais la tendance est à la baisse. Le secteur européen des transports a émis 1,05 milliard de tonnes de CO2 en 2024, contre 1,1 milliard de tonnes en 2019, soit une baisse de 5 %. La montée en puissance des véhicules électriques y contribue largement : leur nombre a fortement augmenté ces dernières années, remplaçant progressivement les voitures à essence et diesel.

La transition des combustibles fossiles vers des sources d’énergie propre participe également à la baisse de la pollution atmosphérique. Plus de la moitié de l’électricité nette produite dans l’UE est issue de sources renouvelables au deuxième trimestre 2025, une première. L’an dernier, la Suède a atteint la part la plus élevée de l’Union, avec 99 % de son électricité provenant de sources à faible teneur en carbone.

Quels gaz sont les principaux responsables de la pollution de l’air ?

Les oxydes de soufre sont des gaz hautement toxiques émis lors de la combustion de combustibles fossiles. Ils peuvent irriter gravement les voies respiratoires et contribuent à la pollution par les particules fines, qui favorise la formation de pluies acides.

Les oxydes d’azote ont un impact similaire sur la santé humaine, irritant les voies respiratoires et réduisant la fonction pulmonaire. Même une exposition de courte durée peut déclencher des crises d’asthme et provoquer de la toux.

Les NOx sont également classés parmi les gaz à effet de serre puissants : ils piègent la chaleur dans l’atmosphère et contribuent ainsi à la hausse des températures mondiales.

Selon le CAMS, les émissions industrielles de SOx ont chuté de 59 %, tandis que celles de NOx provenant de l’industrie ont reculé de 39 %. Les émissions du transport routier ont également fortement diminué, avec des baisses de 40 % pour les NOx et de 34 % pour les PM2,5.

« L’Europe continue de progresser régulièrement dans l’amélioration de la qualité de l’air grâce à des efforts soutenus pour réduire les émissions du transport, de l’industrie, du chauffage résidentiel et d’autres secteurs clés », déclare la directrice du CAMS, Laurence Rouil.

Nombre de jours avec des concentrations de PM2,5 supérieures à 50 μg.m-3 en 2025.
Nombre de jours avec des concentrations de PM2,5 supérieures à 50 μg.m-3 en 2025. CAMS

Les phénomènes météorologiques extrêmes affectent-ils la qualité de l’air ?

Alors qu’une partie de l’Europe reste en proie à une canicule meurtrière, les experts préviennent que les températures élevées, l’ensoleillement intense et des « conditions atmosphériques stagnantes » favorisent la formation d’ozone pendant la période estivale.

Si l’ozone présent dans la stratosphère agit comme un bouclier protégeant la surface de la Terre des rayonnements nocifs du soleil, au niveau où nous vivons et respirons, il devient un polluant dangereux, capable d’endommager les tissus pulmonaires et les plantes.

L’ozone se forme lorsque la lumière du soleil déclenche des réactions chimiques dans l’air impliquant des polluants, en particulier les oxydes d’azote.

Le rapport constate que des concentrations élevées d’ozone ont été relevées lors des vagues de chaleur qui ont frappé l’Europe en juin et en août de l’an dernier.

Des périodes prolongées de sécheresse peuvent également alimenter des feux de forêt intenses, avec un impact majeur sur la qualité de l’air.

Les feux de forêt records qui ont ravagé la région du 11 au 19 août, l’été dernier, « ont fortement touché le Portugal et l’Espagne et entraîné de nombreux dépassements des valeurs limites quotidiennes de PM2,5 dans plusieurs zones de la péninsule Ibérique », avertit le rapport.

« Les incendies d’août 2025 ont montré à quel point ces événements dangereux sont étroitement liés à la qualité de l’air », souligne l’auteur du rapport, Paul Hamer.

« En plus d’augmenter les niveaux de particules en surface, les panaches de fumée ont aussi contribué à la hausse des concentrations d’ozone au sol dans le nord du Portugal et en Espagne, en raison de l’émission de quantités importantes de précurseurs de l’ozone qui réagissent sous l’effet du soleil à mesure que la fumée se déplace. »

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